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Le sous-marin de l'apocalypse

(Voyage to the Bottom of the Sea)

 Les critiques

Nombre de critiques : 3

Total des points : 21

Moyenne obtenue : 7.00/10

n°3 - 7/10 Fog Horn

28 juin 2018

Un film d'aventure sympathique qui donnera naissance à la série VOYAGE AU FOND DES MERS. Plongée sous-marine, champ de mines, pieuvre géante et duel de sous-marins animent ce spectacle sans prétention au délicieux charme retro. Le réalisateur-producteur-scénariste Irwin Allen, futur spécialiste du film catastrophe, signe une réalisation carrée magnifiée par une Technicolor de toute beauté. On ne s'ennuie pas et la tonalité purement 60's (notamment dans les dialogues) donne une patine agréable.

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n°2 - 9/10 Sans nom

12 janvier 2009

Sans aucun doute, ce "Sous-marin de l'apocalypse" mérite d'être (re)découvert. Certes, on peut lui adresser quelques reproches. D'abord, l'argument de base, qui repose sur une énorme aberration scientifique : notre planète est menacée par une ceinture de feu (?!?) qui l'enserre totalement et risque à terme d'annihiler toute vie. La seule parade serait de tirer un missile atomique depuis un point précis du globe (encore plus ?!?) de manière à dissiper ladite ceinture de feu. L'avis d'un conseiller scientifique au moment d'écrire le scénario n'aurait sans doute pas nui, mais reconnaissons que pratiquement aucun film de science-fiction de l'époque n'aurait, sur base de sa vraisemblance scientifique, glané un prix Nobel de physique.
D'autre part, on retrouve aussi ce fameux américanocentrisme présent dans bien des productions d'alors (et dans bien des productions ultérieures, d'ailleurs !) : qui sauve la planète ? L'équipage d'un sous-marin US, bien sûr, les autres nations étalant leur impuissance en stériles discussions ! D'accord, c'est agaçant, mais replaçons les choses dans leur contexte historique : en 1961, les deux principales puissances se faisaient opiniâtrement la gueule dans le cadre d'une sinistre farce appelée Guerre Froide. La production cinématographique d'alors était systématiquement empreinte d'une bonne dose de propagande et la science-fiction, particulièrement propice à la métaphore, n'échappait pas à la règle, bien au contraire.
Mais si l'on fait abstraction de ces points négatifs, finalement indissociables de l'époque, l'on doit reconnaître que "le Sous-marin" de l'apocalypse ne manque pas de charme. Le générique, magnifié par un technicolor éclatant et rythmé par une chanson planante de Frankie Avalon (chanson qui soit dit en passant, fait plutôt "Vacances à Honolulu"), nous plonge, si j'ose dire, immédiatement dans une ambiance délicieusement rétro.
Le caractère des personnages est suffisamment fouillé pour retenir l'attention et les rapports humains ne sont pas négligés au profit de l'action, ce qui n'empêche ni le suspense, ni les rebondissements. L'interprétation est de qualité et c'est toujours avec le même plaisir qu'on y retrouve le génial Peter Lorre en officier bougon mais loyal.
Les trucages, même s'ils font sourire aujourd'hui, demeurent malgré tout honorables et tiennent la route.
Mais en dehors du côté indéniablement plaisant de l'ouvre, il y a un élément qui me fait tout spécialement aimer ce film. La mission de l'équipage est mise en péril par un naufragé qui, à la fin du récit, tente d'empêcher le tir du missile salvateur, claironnant que, si le dessein de Dieu est de détruire le monde, nul n'a le droit de s'y opposer. Dénoncer l'hystérie religieuse comme une entrave à la raison et comme une menace pour la vie est un message qui, malheureusement, se fait rare sur les écrans américains. Il me souvient qu'en 1997, le film "Contact", adapté de Carl Sagan, nous montrait aussi un illuminé prêt à tuer pour contrer ce qu'il considérait comme une atteinte à la divine volonté. L'accueil glacial fait à ce film, perçu comme trop critique vis-à-vis des questions religieuses, nous indique combien les mentalités ont évolué en une quarantaine d'année. Et nul n'ignore que, depuis lors, les choses n'ont fait qu'empirer. Les États-Unis, il est vrai, s'enorgueillissent de fustiger le fanatisme religieux... mais uniquement celui des autres.
À choisir, je préfère le reflet d'une Amérique d'hier, obsédée par la menace communiste, à celui d'une Amérique d'aujourd'hui, immense communauté théocratique où la liberté de pensée est devenu un délit.

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n°1 - 5/10 Chris

10 novembre 2008

Un film créé dans un contexte de guerre froide, un huis clos gentillet pour sauver le monde et des scènes peut extraordinaires du sous-marin franchement moyen.

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