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Solaris

(Solyaris)

 Les critiques

Nombre de critiques : 11

Total des points : 90

Moyenne obtenue : 8.18/10

n°11 - 10/10 Sans nom

20 septembre 2010

Ce double dvd peut semblé bien long pour certain, mais la formidable maitrise des images d'Andreï Tarkovski donne un chef d'oeuvre. Le livre de Stanislas Lem est une merveille et le sujet assez prenant, j'ai d'ailleurs bien aimé le SOLARIS avec Clooney. Sur le dvd on trouve des passages en Russes sous-titrés qui ne sont pas passés dans les versions ultérieures.

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n°10 - 5/10 tyrrel

23 janvier 2009

D'accord avec Fabien Tournel. D'ailleurs, le hasard fit que je vis ce film pour la première fois le même jour que le 7º sceau. Un film hallucinant, hypnotique, avec un rythme et une musique électronique de fond subliminale, mais omniprésente (un pionnier). Si vous avez adoré, alors tentez Stalker du même réalisateur, une expérience inoubliable.

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n°9 - 7/10 BlackSmurf

22 décembre 2005  Attention spoiler

Bon j'ai eu du mal avec cette adaptation de Solaris. Tout d'abord je tiens à dire que j'ai lu le livre et que Stanislas Lem est un excellent auteur de SF dans le genre un peu drolatique ou parfois sérieuse comme ici avec Solaris. Tarkovsky a pris de grandes libertés avec l'oeuvre originale. Par exemple toute la scène du début à la datcha n'existe pas, le passage en voiture dans la lugubre zone urbaine non plus. En fait le livre fait abstraction totale de la terre et se situe exclusivement dans le contexte de cette mystérieuse planète et de son océan. Il y a de longs passages dans le livre sur la "Solaristique", ce pan de science entier dédié à cette curiosité de l'univers, l'océan vivant de Solaris, première manifestation extra-terrestre découverte par l'homme. Peut-être un quart du livre est d'ailleurs consacré à la description des phénomènes de l'océan et d'avance je me demandais comme cela allait être porté à l'écran. Petite déception donc car ici Tarkovsky élude cette embarrassant défi technique (moyens limités ?), en recentrant le film sur les relations humaines à bord de la station. J'ai beaucoup regretté cela car quand on lit le livre on est vraiment captivé par cette énigme et toute la force de l'histoire repose (selon moi) sur le fait de se confronter à un ordre supérieur et indescriptible. D'ailleurs, parenthèses, Stanislas Lem était de son autre métier médecin (dans un pays de l'est) et j'ai l'impression qu'il retransmet sans doute un peu de sa fascination pour cette réalité organique qui du maintes fois être son sujet d'étude. Le monde du vivant étant toujours un énigme en perpétuelle évolution, on découvre une loi pour tomber sur 10 autres mystères :) Bref il y a ce rapport avec la découverte, avec l'observation, je dirais une sorte de lien avec le vivant vécu par la contemplation. Solaris est un livre sur l'observation et l'attitude humaine de s'ouvrir aux mystères qui nous entoure. L'intrigue des personnages est un autre plan qui est pourtant lié, quelque part l'océan est l'Anima, Hari la femme, magnifique sujet d'observation et de contemplation s'il en est :) est donc une sorte de reflet de la planète et une incarnation de cette autre aspect sensitif de notre dualité. Bref une communication entre espèces au plus haut niveau :) Voila. Le livre est très captivant, on en pleure presque la fin atteinte. A y réfléchir Tarkovsky n'avait sans doute pas les moyens de représenter les fameuses "Symétriades" (sorte de constructions provisoires émergeant de l'océan), dommage qu'il ait quelque peu oublié cet autre personnage, pourtant central, qu'est l'océan. Toute la poésie venait de là, et compte tenu du départ très contemplatif de l'adaptation sur la nature autour de la datcha (cf les algues) on pouvait espérer mieux pour la suite. Hélas, nous n'aurons droit qu'à quelques effets de liquides psychédéliques sans réel impact poétique... Enfin passons. Je suis curieux de voir l'autre adaptation moderne de l'œuvre par Soderbergh mais il semble qu'elle ne soit pas si renversante non plus. Ca reste un film intéressant et je manquerait pas de voir d'autres films de Tarkovsky qui semble être un cinéaste de talent, mais je préfère donner une note "raisonnable" à cette oeuvre compte tenu du potentiel du livre.

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n°8 - 9/10 Christophe

06 avril 2004

Si vous voulez de l'action, ce film n'est pas pour vous, si vous avez aimé " Le 6ème sens" ou " The others ", il faut le regarder absolument. L'histoire est lente; Au début, on se demande pourquoi rester devant l'écran, et pourtant, rien ne donne envie de le quitter, on ne regarde pas le film, on le vit. Pour moi, c'est un film à mettre dans sa vidéothèque.

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n°7 - 10/10 DAHU

30 juillet 2003

Solaris est un film lent, très lent, où il ne se passe pas grand chose, mais, et c'est bien là toute sa force, il est envoûtant et il s'en dégage une profondeur métaphysique et poétique qui frise le génie

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n°6 - 5/10 Jeepax

11 juin 2003

Dur dur ! Pour ceux qui ont totalement halluciné à la lecture du livre de Stanislaw Lem, ce film représente un calvaire douloureux où la concentration est soumise à rude épreuve. Tarkovsky nous inflige un film long (et les longueurs sont à mon sens loin d'être justifiées ) et "intello" qui noie le côté poétique de l'oeuvre (le livre, s'il a une réelle dimension métaphysique, n'ennuie pas une seule seconde). Heureusement, la scène finale splendide sauve le film d'extrême justesse. Si vous aimez Tarkovsky et la SF, allez plutôt voir "Stalker" ! Au risque de choquer, je conseillerais plutôt aux amateurs du livre l'adaptation bien plus envoûtante de Soderbergh.

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n°5 - 10/10 Lukaz

12 mai 2003

Pas de note non plus, c'est impossible a noter. Je me rappel avoir vue Solaris a la suite d'un autre film Russe "Stalker" (si je me rappel du titre)... Ca avait été une semaine très dure. (ceux qui ont vu c'est deux films comprendront)
A l'époque j'ai penser a l'aide de mon cerveau de boutonneux (C pas ci vieux) : Pffffffff kelle prise tête? Et puis je viens de voir le Remake "americain" (precisons!), qui m'a franchement donner envie de revoir l'original ... c'est marrant comme on change je trouve aujourd'hui que l'on peut le qualifier Chef d'oeuvre. même si il faut être un public avertit pour ce lancer dans son visionnage. Mais ne serait ce qu'une fois dans sa vie pour voir autre chose et quand on a pas envie de mater Igmar.

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n°4 - 9/10 Sy Phy

23 décembre 2001

Solaris est avant tout un film tarkovskien PUIS un film de SF, tout comme 2001 était en premier lieu kubrickien. L'univers de ces deux créateurs d'images était si puissant qu'il a largement débordé les frontières du genre auquel ils s'attaquaient.
Ici se retrouve la marque-type du cinéaste russe avec sa sainte trilogie eau-terre-feu, l'étirement du temps, l'introspection métaphysique, la présence du père etc. Tout l'inverse de l'efficacité démonstrative occidentale (et ce n'est évidemment pas Kubrick que je vise). En cherchant un peu, il semble qu'il y ait quelques clins d'oeil en direction de 2001, apartés d'un auteur vers un autre et il est vrai que les sujets s'apparentent. On peut aussi y déceler plus simplement l'air du temps et, comme 2001 (avec des effets plus suggérés qu'évidents) Solaris propose une forme d'expérience psychédélique. Par contre, si l'espace kubrickien était un monde essentiellement viril (jusqu'à Hal), Tarkovski, fidèle à lui-même, offre un personnage-clé féminin à la fascinante Natalya Bondartchouk, mi-fantasme, mi-gorgone, version futuriste du mythe de la sirène. D'accord avec Fabien Tournel : Solaris n'aurait aucune chance de rencontrer un large public en... 2001. La curiosité est devenue un trop grand luxe. Pourquoi se fatiguer à aller voir un film à la réputation obscure ou plutôt sans réputation (traduction : sans "buzz", sans promo universalisée, sans star ni même produits dérivés). C'est tellement plus pratique de séparer d'un côté cinéma grand public et film élitiste. Comme dans les conflits territoriaux, les frontières arrangent souvent les antagonistes des deux bords.
Par malchance, Solaris est une oeuvre difficile d'accès et j'avoue qu'étant pourtant admirateur de Tarkovski (mais pas inconditionnel, Andrei Roublev m'a beaucoup déçu) je lui reconnais des longueurs parfois pénibles, telles que l'interrogatoire du début. Mais une fois réussi l'effort de rester accroché, quelle beauté ! La nudité des moyens accentue la violence suggérée lors des rares séquences "fantastiques" (à ce sujet, l'entité féminine traversant en hurlant la porte d'acier rappelle étrangement l'être né lui aussi de la conscience humaine à la fin de Planète Interdite !). Pour toutes ces raisons, il est important de connaître ce versant méconnu de l'histoire du film de SF, d'autant plus que la littérature et le cinéma de l'ère soviétique ont toujours été d'une grande richesse dans ce domaine bien que peu d'exemples aient franchi le rideau de fer. En ce qui concerne le 7ème art, bien difficile de nommer d'autres titres qu'Aelita, Solaris et... Stalker (toujours de Tarkovski). Coup de chapeau à une récente émission TV, "Héros Vinaigrette" qui aura débusqué d'assez incroyables extraits de la période 60-70, rappelant l'importance des retombées de l'industrie spatiale sur les écrans de l'Est. Ce qu'on nomme par simplification l'âme slave a toujours inclu une très forte propension à l'imaginaire débridé et au fantastico-merveilleux. L'un des plus fameux écrivains de fiction du 20ème siècle, Isaac Asimov, était d'origine russe. Ce n'est peut-être pas un hasard.

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n°3 - 10/10 Sans nom

01 juin 2001

vous osez mettre une "note" a Solaris.............. Je ne vous comprend pas ...Ouvrir toute critique me semble positif mais de la a noter............Ne retenez donc pas la "note" que je suis forcé de mettre...... Cela est impossible....

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n°2 - 9/10 Fabien Tournel

10 avril 2001

Solaris est un film lent, assez diffus, quasiment apathique. Adapté au cinéma le livre un peu sec de Stanislas Lem était une gageure. Selon des critères "hollywoodiens", ce film serait un ratage complet. C'est avant tout l'oeuvre d'un cinéaste de l'est, pudique, profond, métaphysique. Le cinéma de tarkovski est très proche de celui du suédois Ingmar Bergman. Alors, évidemment, il ne peut être aborder que dans certaines conditions : ouverture d'esprit, intimité, patience... il faut laisser le charme puissant de cette oeuvre s'insinuer en nous, nous remplir, nous toucher. Car elle le mérite. Jamais peut-être l'hypothèse de l'impossibilité irrémédiable de toute communication et compréhension entre deux entités du cosmos (l'homme et un océan-monde-être) n'a été aussi intelligemment traité que dans le film de Tarkovski. Solaris est un chef d'oeuvre, autant que 2001, autant que Star wars, autant que Matrix... mais dans un autre style encore.

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