Vous n'avez encore accédé à aucune fiche…

La jetée

(La jetée)

 Les critiques

Nombre de critiques : 3

Total des points : 28

Moyenne obtenue : 9.33/10

n°3 - 9/10 KX69

08 février 2015

Le court-métrage, sous forme de photo-roman n'est finalement pas si expérimental. Le récit reste très compréhensible. La forme du photo-roman renforce l'aspect carcéral et oppressant de l'histoire évoquant à la fois les expériences nazies des camps de concentration mais peut-être aussi des exactions de la guerre d'Algérie. Il n'est pas étonnant que Terry Gilliam se soit emparé du sujet pour l'adapter en long-métrage: Le sort du héros de LA JETÉE ressemble étonnant à celui de Sam Lowry dans BRAZIL : celui d'un homme soumis à la torture qui se réfugie dans le rêve pour échapper à la souffrance. En tout cas, LA JETÉE, par son minimalisme et la force de son récit est une œuvre marquante.

Avatar choisi par le scifinaute

n°2 - 10/10 Fog Horn

03 septembre 2011

La première fois que j'ai vu LA JETEE, j'étais sous le choc. Visuellement, il est strictement impossible de le dater. Il aurait pu être sorti seulement cette année, tout le monde n'y aurait vu que du feu. La narration en voix off posée sur cet enchaînement parfait de photos en noir et blanc classieuses contribue à son aspect documentaire qui fait froid dans le dos (d'autant que les accessoires et la mode vestimentaire des figurants ne renvoient à aucun moment aux 60's). Le thème du voyage dans le temps est traité avec la même sobriété saisissante et on se met à comprendre le voyageur qui, n'ayant pas d'avenir, préfère se raccrocher à son souvenir indélébile. Magistral.

Avatar choisi par le scifinaute

n°1 - 9/10 Chris

16 août 2010

Un roman-photo transposé au court-métrage par Chris Marker, qui est une expérience visuelle et sensorielle en avance pour l'époque et qui n'a pas vieilli dans le ton et la narration. L'idée géniale a d'ailleurs été reprise par Terry Gilliam pour son réussi L'ARMEE DES DOUZES SINGES. L'homme sur la jetée d'Orly est finalement dans un paradoxe temporel inextricable. Son entrée est simple mais boucle le cercle définitivement. La projection du héros dans le passé et un court moment aussi dans le futur capte l'attention du spectateur. J'ai déjà vu ce court pas mal de fois et j'ai toujours du bonheur à le regarder car c'est aussi et surtout cela la Science-Fiction, l'expérimental.

Avatar choisi par le scifinaute