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La conquète de la planète des singes

(Conquest of the Planet of the Apes)

 Les critiques

Nombre de critiques : 4

Total des points : 29

Moyenne obtenue : 7.25/10

n°4 - 8/10 Fog Horn

06 décembre 2015

Des quatre suites qu'a connues le film culte de Franklin J. Schaffner, celle-ci est de loin la meilleure avec sa réalisation brut de décoffrage et son script sans concession narrant les circonstances de la révolte simiesque menée par César. On sent clairement dans la réalisation de Jack Lee Thompson l'influence du cinéma urbain des 70's : cette nouvelle façon brut et sèche de montrer la violence et cette noirceur dans la façon de dépeindre la ville. Il en résulte un film un peu à part dans la franchise : plus explicitement politique, plus rageur...

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n°3 - 8/10 Chris

27 novembre 2011

Le quatrième opus de la série est pour moi le meilleur avec LE SECRET DE LA PLANÈTE DES SINGES. Don Murray et Roddy McDowall constituent un duo d'acteurs qui portent ce film, le plus sombre et certainement l'épisode charnière de la série. La fonction des singes de remplacer les animaux, et en même temps les tâches ménagères des humains est "the" idée, le côté autoritaire de la société centralisée avec son âme damnée Breck donne de la densité à cette fable noire.

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n°2 - 7/10 BELMONT Frédéric

26 octobre 2009

Pas revu depuis juillet 1989 sur feu la 5, "La Conquête de la Planète des Singes" m'a laissé une excellente impression quand je l'ai revu hier sur Direct 8! Je dirais même qu'il était aussi génial que dans mes souvenirs d'enfant! Le scénario, basé sur les prophéties de Zira et Cornélius dans le précédent film, nous présente ici une Amérique militaro-fasciste où les singes sont réduits en esclavage par des policiers habillés comme des Amiraux Nazis. Outre l'histoire que je connaissais déjà (mais que j'ai redécouverte avec plaisir), c'est surtout le décor urbain qui m'a le plus impressionné: celui d'une mégalopole à l'architecture stalinienne, un univers clos, fonctionnel et futuriste que François Truffaut lui-même n'aurait pas renié dans la réalisation de son "Farenheit 451"! Regardez un peu les tunnels d'inspiration très 2001 autour du Poste de Commande: s'agit-il d'un clin d'oeil aux boyaux tubulaires du métro dévasté dans "Le Secret de la Planète des Singes"? La révolte des singes proprement dite rappelle évidemment celle des minorités noires dans les ghettos des grandes villes américaines au début des années 60, transition confirmée par la présence de Mac Donald, l'afro-américain compréhensif qui se prétend lui-même descendant d'esclave. Si les scènes de guérilla sont impressionnantes et bien ficelées, j'imagine cependant mal l'humanité tout entière se faire battre à plat de couture par des primates, au point de déclencher un holocauste nucléaire comme le feront plus tard les machines dans la saga Terminator.

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n°1 - 6/10 Jérôme roy

25 novembre 2004

Après un troisième épisode intimiste et tragique, ce film pourrait être le numéro zéro de la série car il nous explique comment les singes ont fini par devenir les maîtres du monde. Assez impressionnant malgré une mise en scène très hésitante et surtout le poids des ans qui se fait sentir, cet épisode nous propose une sorte de Spartacus chez les singes et nous montre le fils de Zira et de Cornelius mener la révolte contre les humains. C'est de son côté que le spectateur penche car les êtres humains sont montrés sous leur plus mauvais jour. La morale est sèche comme le couperet d'une guillotine, la cruauté et l'absence de compréhension de l'homme vont provoquer sa perte peut-être plus que sa propension à la violence. Le film revient à la veine politique du premier et l'influence des émeutes noires dans le quartier de watts sur le scénario est flagrante, d'autant plus que le seul personnage humain qui soit capable d'une quelconque compassion est un noir. Un film qui est loin d'être parfait mais qu'il est très difficile d'oublier, tout comme sa réplique finale.

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