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THX 1138

(THX 1138)

 L'histoire

 Histoire complète

Dans le futur, vie une société aseptisée où les individus ont des droits très limités et sont surveillés en permanence par le biais de circuits vidéo. Les habitants vivent dans une cité souterraine parsemées de corridors, de couloirs et de tunnels. Tous les individus sont habillés de blanc et, aussi bien les hommes que les femmes, ont le crâne rasé. Ils dévouent leur existence au travail souvent très dangereux, voire mortel, prohibant toute activité sexuelle et privilégiant l'absorption à outrance de sédatifs de toute sorte. Les lois sont appliquées par une race d'androïdes humanoïdes policier qui font abstraction de tous sentiments.

Matricule : THX 1138 - THX 1138
Matricule : THX 1138

THX1138 est l'un de ces individus. Il effectue un travail demandant beaucoup de précision et de concentration. Tout comme à chacun il a comme objectif d'accroître la production et d'éviter les accidents. THX Partage son appartement avec sa compagne LUH 3417. Celle-ci refuse la drogue qui les transforme et parvient à faire stopper à son compagnon la prise de médicaments pour qu'il n'abandonne pas ses sentiments à son égard. Malgré les interdits, elle n'hésite pas à l'éveiller à la sexualité.

Délit - THX 1138
Délit

SEN 5241, un contremaître jaloux aimerait bien faire de THX 1138 son compagnon. Devant le refus de celui-ci, l'homme dénonce les actes commis. THX et LUV sont alors jugés, accusés de perversion sexuelle, déclarés incurables, conditionnés et internés à perpétuité. Médicamentalement parlant THX 1138 est en déséquilibre physiologique. Dans la salle blanche sans fin où sont internés les prisonniers, THX retrouve LUH qui lui avoue sa maternité. Une tentative d'évasion des deux individus se solde par la mort de LUH. THX décide alors de s'enfuir et de quitter cette civilisation.

Marchant toujours tout droit dans cette immense cellule, il fait la rencontre d'un autre prisonnier, un hologramme qui lui indique la sortie. THX et son nouvel ami sont maintenant des fuyards que les androïdes policiers traquent sans relâche. Dévalant la zone électronique interdite, ils volent des véhicules...

La fuite - THX 1138
La fuite
 Attention Spoiler ! la fin du film vous est racontée ci-dessous…

Tandis que l'hologramme est victime d'un accident, THX est rapidement pris en chasse par les androïdes dans les tunnels de la cité, chevauchant de puissantes motos.

THX parvient à échapper à ses poursuivants et découvre un des puit d'aération de la ville. S'y engouffrant et ayant dépassé le point de non retour, les androïdes mettent fin aux poursuites et, arrivé à la surface, THX peut pour la première fois apprécier un magnifique lever de soleil.

Le petit mot du Doc

THX 1138 s’inscrit dans la lignée de la science-fiction d’anticipation sociale inaugurée par H.G. Wells, prolongée en littérature par Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley et 1984 de George Orwell. Au cinéma, Fritz Lang lui donne ses lettres d’or au temps du muet avec Metropolis.

A la fin des années 60, ce courant plus adulte de la science-fiction s’épanouit au sein d’Hollywood avec des films comme La Planète des singes ou 2001 l’odyssée de l’espace. Une nouvelle ère s’annonce pour le film d’anticipation. Soutenu par Francis Ford Coppola, George Lucas profite de la tendance pour transformer son court-métrage d’école THX 1138 4EB en long-métrage produit par la Warner.

« The Future is coming » prédit la bande-annonce originale de THX 1138 à sa sortie en 1971. Le film se présente comme une parabole sur l’état du monde à l’époque. George Lucas se lance dans ce qu’il appelle de la « science-fiction sociologique ». Son futur naît d’un présent qu’il observe avec le regard aiguisé d’un ancien étudiant en anthropologie.

Au temps des cheveux longs, des drogues prohibées et de l’amour libre, George Lucas imagine une société du futur où tous ont le crâne rasé, où la prise de drogue est obligatoire et l’accouplement interdit. Envisageant son film comme un documentaire, il tourne entièrement à San Francisco en décors réels, dans des souterrains, des laboratoires et des tunnels en construction.

Univers concentrationnaire, policiers-robots, individus conditionnés : THX 1138 reflète la colère des jeunes Américains des campus à la fin des années 60, luttant contre l’oppression, le totalitarisme, les états policiers. A la sortie du film, George Lucas déclare : « Je voulais montrer que le pouvoir est devenu si fort, si vaste, si bureaucratique qu’on ne peut le localiser. Personne ne sait qui gouverne le système ». C’est dire combien le film conserve encore aujourd’hui toute la pertinence de sa démonstration. Comme l’affirme Steven Spielberg lui-même, THX 1138 reste tout simplement parmi les meilleurs films de science-fiction jamais réalisé.

Pour lancer en 1969 sa nouvelle société de production American Zoetrope, Francis Ford Coppola convainc la Warner Bros de financer THX 1138, dont le budget se monte à 777 777, 77 dollars (le chiffre fétiche de Coppola étant le 7). Face au résultat final qui reflète la vision de George Lucas, la major demande que le film lui soit retiré. En 1971, THX 1138 sort en salle avec un montage non approuvé par son auteur.

Des années plus tard, après avoir construit un véritable empire commercial, George Lucas reprend son ouvrage. Après la première trilogie de La Guerre des étoiles, c’est au tour de THX 1138 de bénéficier en 2004 d’un véritable lifting. Les images et les sons dans le film sont restaurés et retouchés.

Avec l’aide de sa société d’effets spéciaux ILM, George Lucas ajoute de nouveaux plans numériques : une chaîne d’assemblage de robots, un plan du métro dans la cité souterraine, des monstres aux abords de la surface, rendant encore plus réaliste ce monde de demain. Il peut être enfin satisfait. Sa vision du futur, plus moderne que jamais, est désormais respectée.