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Planète 51

(Planet 51)

 L'histoire

Tout est normal sur la Planète 51. Le ciel est bleu, les habitants sont vert pomme et tout y est rond. Dans les salles de cinéma, “L’attaque de l’humain”, un film d’horreur, fait un carton. Aux JT, les journalistes répètent en agitant leurs huit doigts que l’humain est un monstre extragalactique, une créature même pas verte qui rêve de les envahir. A part ça, tout est normal.

Lorsque Chuck, un astronaute aussi futé qu’une huître, déboule de sa fusée pour planter le drapeau américain comme si toutes les caméras du système solaire étaient braquées sur lui, la planète 51 bascule dans la terreur. Une invasion terrienne, tous aux abris ! L’armée débarque avec ses tanks (ronds), ses hélicos (absolument ronds), ses jeeps (définitivement rondes) pour capturer le “monstre” (nettement moins rond !). Soupçonnant qu’il n’est pas aussi bienvenu que prévu, Chuck se carapate. Réfugié dans le planétarium du coin, il fait la connaissance de Lem. Un ado tout ce qu’il y a de charmant, avec des antennes jaunes, coiffé en pétard. Et une sacrée dose de curiosité. Malgré toutes les mises en garde qu’il a reçues à propos des humains, Lem vient en aide à Chuck… L'aventure ne fait que commencer !

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Le petit mot du Doc

Pour se rendre sur la planète 521, le permis de conduire une fusée et une attestation de la NASA suffisent. Aucun visa d'entrée n'est nécessaire. Le temps de vol est de plusieurs mois, en fonction de la puissance de la fusée. Le décalage horaire est d'environ soixante ans. L'atmosphère est respirable. L'air de la planète est composé d'oxygène et d'un faible taux d'émanations sulfuriques produites par une sorte de chien. Le climat est chaud toute l'année. Des averses de pierres peuvent néanmoins se produire en période de précipitations, rendant les rues impraticables.

La nature de la planète 51 est aride, sauvage, mais somptueuse. Elle est principalement constituée de canyons aux failles vertigineuses, de montagnes érodées par le vent, de formations rocheuses ciselées par les siècles et de déserts de pierres où ne survivent que quelques broussailles de type inconnu.

Sur la planète 51, le temps s'est arrêté aux années 50. La télévision est en noir et blanc, les mélodies de Lollipop et Be Bop A Lula tournent sur les gramophones, les Cadillacs roses décapotables font la fierté de leurs propriétaires, le laitier passe déposer sa provende sur les pas de porte tous les matins et les drive-in font parking comble le samedi soir.

L'habitant se distingue de l'humain par sa couleur verte, la paire d'antennes au sommet de son crâne, l'absence de nez, une pilosité de nature indéterminée et ses extrémités dotées de quatre doigts au lieu de cinq. L'autochtone est d'un naturel heureux et hospitalier. Il est à noter que son sens de l'accueil a tendance à se relâcher en présence d'un extraterrestre. Il considère en effet que tout être venant de la galaxie est une créature au physique affreux, assoiffée de massacres. Faisons la connaissance de quelques uns d'entre eux.

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Lem est le lycéen modèle, appliqué, instruit, mais la tête dans les étoiles. Normal, il est assistant conservateur au planétarium. Quand il n'a pas l'oeil vissé au télescope, il contemple la jolie Neera comme si c'était la Vénus de Milo. Avec des bras. Et des antennes. Bref, il est amoureux !

Neera est la jolie fille du lycée, celle qui fait rêver les garçons alors qu'elle n'a d'yeux que pour Lem. Lequel perd ses mots, ses consonnes et ses voyelles dès qu'il la voit. Frondeuse, elle se jette dans la bataille quand il s'agit de sauver Chuck.

Rover est un robot, une sorte de collision entre un 4X4 de taille réduite, un mixeur et un labrador. Envoyé en mission avec Chuck, il doit explorer le terrain, récolter des échantillons et enregistrer des images. Sa soudaine affection pour Skiff a tendance à lui faire oublier qu'il est en mission et non pas en villégiature chez l'autochtone.

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Skiff est le meilleur ami de Lem. Il est persuadé que les aliens existent et que le gouvernement, qui nie tout en bloc, en a dissimulé des exemplaires dans une base secrète, la fameuse base 9. Il apprécie moyennement qu'on lui ricane au nez quand il expose sa théorie du complot. Du coup, sa rencontre avec Chuck et Rover le met en extase.

Le Général Grawl est le commandant en chef des armées. Il ne rigole pas, jamais, c'est interdit par le règlement. Il ne parle pas, il grogne, il gronde, il aboie. Son mot préféré est “diabolique”. Son devoir consistant à protéger sa planète de l'invasion extraterrestre, il déploie les grands moyens pour harponner Chuck.

Le Professeur Kipple est le savant fou dans toute sa splendeur. Brillant, méchant, méprisant. Le cerveau d'Einstein sur le corps d'Atchoum. Il est petit mais encombrant. Constamment sur les talons du général Grawl, il l'asticote pour qu'il capture Chuck vivant afin de pouvoir lui décortiquer la cervelle dans son laboratoire.

Chuck est notre astronaute, donc un héros. Enfin, ça c'est ce qu'il pense. Hormis le fait qu'il est rose et de format rectangulaire, il n'a pas inventé l'eau chaude. A sa vue, les gens détalent, hurlent, lui expédient des hélicos, lui tirent dessus. Il a une vie pas facile.

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PLANETE 51 est le premier film du réalisateur espagnol Jorge Blanco, co-réalisé par Javier Abad et Marcos Martinez. Ce sympathique et humoristique film d'animation se situe sur la planète 51 dans ce qui pourrait être nos années cinquante. “Situer le film dans les années 50 nous donnait l'occasion d'utiliser le climat de paranoïa qui régnait à cette époque aux Etats-Unis. De la même manière, les habitants de Glipforg regardent avec terreur un innocent astronaute. Le choc des cultures, la peur de l'autre ou de tout ce qui est différent sont les thèmes sous-jaçents du film. […] C'était parfait puisque à cette période les spectateurs des drive-in raffolaient des films de science-fiction où le héros se battait contre des créatures d'un autre monde. Les années 50 offraient également la possibilité d'aller dans la caricature et la comédie", explique Jorge Blanco.

Comme la phrase d'accroche du film le stipule - "Chez eux les extraterrestres c'est nous !" – la trame classique de l'invasion de la Terre par des extra-terrestre présumés belliqueux est inversée ce qui ne manque pas d'appuyer le comique de situations…