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Hero Corp

(Hero Corp)

 L'histoire

John arrive dans un village isolé de Lozère pour enterrer sa tante qu’il n’avait pas vue depuis longtemps. Il découvre après quelques jours le secret que lui cachent les habitants : ce sont tous des super-héros à la retraite. Mais quand "The Lord", le plus grand super-vilain de l’Histoire que tout le monde croyait mort, refait surface, la plus très fine équipe va devoir reprendre du service pour le meilleur comme pour le pire afin de restaurer la paix.

John - Hero Corp
John

Le petit mot du Doc

"Quelque part dans un village isolé… des habitants cachent un lourd secret. Ils sont étaient tous des super-héros… La venue d'un étranger va changer leur destinée. Dans l'adversité, John les guidera face au danger…"

Quand Simon Astier s’attaque aux films et séries de super-héros, qu’il y rajoute un humour décalé à la française et qu’il plante le décor en Lozère, cela donne HERO CORP, une série fantastique parodique à souhaits ! Dans la lignée de KAAMELOTT (2005-), l’épopée arthurienne développée par son frère Alexandre Astier, on abandonne Arthur, Lancelot and Co pour suivre les péripéties d'une poignée d'ex super-héros tels que "Bouclier Man", "Force Mustang" ou encore "Captain Cold".

The Lord, le vilain de la série - Hero Corp
The Lord, le vilain de la série

Leurs pouvoirs ? Faute d'entraînement, beaucoup les ont perdus ou du moins s'en trouvent amoindris : "Croquo" est capable de tout manger et personne ne sait trop à quoi cela peut servir ; "Vapor Action" est capable de générer un nuage de vapeur… sur 1m50, pas plus ; "Ongle Attack" est une femme aux griffes… euh… aux griffes ! Mique, le fils du maire, lit dans les pensées, mais un peu dur d'oreille déforme tout ce qu'il entend ; Burt alias "Tornado" se camoufle… comme il peut. Sa devise : "frais comme un gardon, chaud comme une tornade", allez comprendre pourquoi, d'autant qu'il est aussi capable de faire gicler du shampoing de ses poignets à défaut d'acide comme dans le temps ; Stève alias "Brasier", fait sortir des flammes de ses mains ; le maire alias "Captain Transformation" peut se transformer en quelqu'un que personne connaît (et cela servira !) ; Stan alias "Mental" est en principe capable d'influencer les esprits ; Doug alias "Sérum" se crispe lorsqu'il ment ; Klaus, alias "Force Mustang", petit fils du plus grand télé-kinésiste "Captain Lifting", est fort comme un bœuf ; Allen alias "Captain Cold" gèle tout ce qu'il touche ce qui est pratique pour satisfaire à son métier de barman ; Kyle dessine ses visions… quand il est endormi seulement et il est le seul à pouvoir décrypter ses gribouillis. Quand à John, notre héros, lui-même n'est pas tout à fait certain de ses pouvoirs. Nous non plus d'ailleurs ! On lui a donné le surnom de "Bouclier Man"… mais c'est une longue histoire. En tout cas il est là pour sauver le monde, ou du moins le village du vil (c'est peu de le dire !) "The Lord". Il est épris de Jennifer, la seule femme qui n'est pas super-héros et qui du coup subit les railleries des habitants du village. Et pour finir ce tour d'horizons de super pouvoirs, un mystérieux homme invisible qui se laisse emporter par le vent au moindre courant d'air. Bref des héros plus has-been que super.

Vous l'aurez compris, HERO CORP est à prendre au 30ème degré et s'il ne fait pas mouche à tous les coups, son humour potache, totalement déjanté et loufoque, vous réserve de beaux éclats de rire.

Super-héros en action - Hero Corp
Super-héros en action

A travers cet humour à la française, Simon Astier a pourtant su tirer la substantifique moelle des séries américaines de super-héros, plagiant sans vergogne et avec brio la série modèle que représente HEROES (2006-2010). Et ce dès le générique, superbe, fait de dessins dignes des meilleurs comics américains et qui ne manque pas de rappeler les événements qui se sont déroulés dans les épisodes précédents. Quant au logo choisi pour nos "Hero Corp", il n'est pas sans rappeler la célèbre DC Comics. Une mine de clin d'œil savoureux qui fait montre des connaissances de Simon Astier en la matière. Impression renforcée par le générique d'Universal (le distributeur), petit détail qui appui plus encore le coté parodique de HEROES.

Encore, si l'on pouvait s'attendre à une simple farce sans autre saveur cinématographique, la série très orientée "vannes entre copains" est flanquée d'une magnifique photographie. Et pour renforcer le tout, elle présente une bande son efficace renforçant non sans humour l'aspect dramatique des 15 épisodes de 25 minutes de cette saison.

Jennifer, la seule "civile" - Hero Corp
Jennifer, la seule "civile"

HERO CORP a été diffusée pour la première fois sur la chaîne humoristique Comédie ! le 25 octobre 2008, puis reprise par France 4 depuis le 5 juillet 2009. Cette série atypique dans l'univers de la science-fiction n'est pas le chef d'œuvre du siècle mais cette intrusion à la française dans l'univers des super-héros ne peux qu'être saluée.