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Gamera contre Viras

(Gamera tai uchû kaijû Bairasu)

 L'histoire

Les Viras, des extra-terrestres habitant la planète du même nom, viennent de trouver la Terre. Celle-ci leur convenant fort bien, ils ont décidé de se l'approprier. Mais une première tentative d'invasion avorte lorsque leur engin spatial croise par hasard le chemin de Gamera.

Persistants, les envahisseurs reviennent dans un nouveau vaisseau avec l'intention de ne pas renouveler les erreurs passées. Pour contrer Gamera, unique obstacle à leur vil schéma, ils analysent sa mémoire afin de découvrir son point faible. Celui-ci s'avérant être l'affection qu'il porte pour les enfants, les Viras kidnappent Masao et Jim, deux scouts dégourdis que les bêtises n'effraient pas. Menaçant de les tuer, Gamera se tient à l'écart. Les extra-terrestres peuvent maintenant passer au plan B : grâce à une balise télépathique placée sur la nuque du monstre, ils en prennent le contrôle et déclenchent sa furie destructrice sur le Japon. Pendant ce temps-là, Masao et Jim se promènent dans le vaisseau spatial et en apprennent un peu plus sur leurs ravisseurs qui semblent avoir capturé un gros poulpe…

Les envahisseurs attaquent - Gamera contre Viras (Gamera tai uchû kaijû Bairasu)
Les envahisseurs attaquent

Le petit mot du Doc

Après avoir combattu un monstre terrestre dans GAMERA CONTRE BARUGON (1966), puis un volatile géant dans GAMERA CONTRE GYAOS (1967), il était bien naturel que le nouvel ennemi de Gamera ait des origines marines. Celui qu'on nommera communément Viras, s'apparente à un poulpe géant aux tentacules puissantes et à la tête pointue. Contrairement aux précédentes, la bête n'est pas de ce monde et son nom est directement emprunté à sa planète d'origine. Notons que le poulpe est l'un des monstres les plus représentés en science-fiction et ceci dès ses origines, en particulier dans le 20.000 LIEUES SOUS LES MERS (1916) de Stuart Paton.

Sous-titré LES MONSTRES DE L'ESPACE, GAMERA CONTRE VIRAS débute comme le précédent opus s'était terminé, avec une chanson enfantine à la gloire de la tortue (retranscrite plus bas, à apprendre par cœur et à chanter à tue tête !). Dans un "Gamera" il se trouve toujours un petit héros auprès du monstre. Cette fois-ci ce n'est pas un mais deux enfants qui sont mis à l'honneur : Masao et Jim, un japonais et un américain (supposément, en tout cas un anglo-saxon) ; comme ça tout le monde est content ! A quand un petit français ? Tous deux font parti d'un groupe de scouts et ne sont pas à une bêtise près, comme celle – juste pour rire - de saboter le sous-marin du centre de recherches aquatiques proche de leur campement. Tout cela est bien entendu bon enfant (si l'on peut dire) et prête à quelques scènes qui forcent à sourire. Il est ouvertement expliqué que Gamera aime les plus jeunes et une longue scène en fera démonstration lorsque le monstre et les deux scouts, à bord du submersible de poche, se lancent dans une course subaquatique effrénée !

Scouts ! - Gamera contre Viras (Gamera tai uchû kaijû Bairasu)
Scouts !

Avant même d'affronter le monstre du film, notre pauvre Gamera, qui après avoir ravagé la Terre s'affiche maintenant comme son protecteur, est ici victime des extra-terrestres. Ceux-ci n'étant pas de taille face à la puissance du monstre, ils vont avoir recours à des techniques plus insidieuses : l'analyse de la mémoire de Gamera afin d'y dénicher son point faible. Cette pirouette scénaristique permet de cautionner l'utilisation de près de quinze minutes de stock shots issus des volets précédents : on reverra donc dans sa totalité le combat qui opposa la tortue à Barugon dans GAMERA CONTRE BARUGON tout comme la scène dans laquelle Gamera sauve le petit Eiichi des griffes de Gyaos dans GAMERA CONTRE GYAOS. Une fois son point faible établi, nos extra-terrestre vont asservir le monstre pour l'obliger à détruire par procuration : nouvelle occasion pour le réalisateur de nous refiler quelques plans des trois films précédents, tels ceux dans lequel Gamera détruit Tokyo et sa raffinerie de pétrole ou encore ceux dans lequel il éventre le barrage d'Okumusashi. Une telle réutilisation permet de jouer la montre et de remplir la pellicule qui atteint péniblement les 81 minutes.

Les Viras - Gamera contre Viras (Gamera tai uchû kaijû Bairasu)
Les Viras

Si l'on peut résumer le scénario du film en trois mots - gamins, flashbacks et combat final - l'inspiration du scénariste Nisan Takahashi fait pourtant peau neuve en introduisant dans son propos ces extra-terrestres, de surcroît belliqueux. De ce point de vue là, DESTROY ALL PLANETS, le titre américain du film, semble plus approprié. On s'amusera de ces aliens très typés années 50 avec des yeux brillants et des membres qui se séparent du corps, mais aussi avec leur engin spatial ressemblant à quelques abdomens de guêpes rassemblés en donut !

Masao et Jim - Gamera contre Viras (Gamera tai uchû kaijû Bairasu)
Masao et Jim

Juste pour le plaisir les paroles de la chanson d'introduction du film !
"Gamera ! Gamera ! Tu es fort Gamera ! Tu es fort Gamera ! Tu es fort Gamera ! Mars, Mercure, Jupiter, Vénus, Mars, Mercure, Jupiter, Vénus. Que ce soit de Mars ou de Mercure, qu'importe votre planète, venez, monstres de l'espace, tant que vous voulez ! Tu les briseras, les annihileras, go, go, go ! Avec ton jet tournloyant, tu les bousculeras ! Tu es fort Gamera ! Tu es fort Gamera ! Tu es fort Gamera !"