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Et l'homme créa la femme

(The Stepford Wives)

 L'histoire

Joanna Eberhard est une femme à qui tout réussit. Plus jeune présidente de l’histoire de la chaîne EBS, elle possède un mari aimant, deux beaux enfants, une vie parfaite. Mais un jour, le rêve s’effondre. Joanna perd son poste et découvre bientôt que son mariage qu’elle croyait solide, bat de l’aile ; elle perd la mémoire et le sens de l’orientation, elle craque. Rien de tel qu’une bonne dépression pour prendre un nouveau départ. Joanna et son mari, Walter, quittent New York et vont s’installer dans la banlieue résidentielle de Stepford, dans le Connecticut.

Bobbie Markowitz, la nouvelle amie de Joanna - Et l'homme créa la femme (The Stepford Wives)
Bobbie Markowitz, la nouvelle amie de Joanna

Stepford paraît sortir d’un conte de fées, avec ses vastes et coquettes maisons bourgeoises, ses pelouses manucurées, ses rues tranquilles d’une propreté immaculée et surtout, ses femmes, d’une beauté irréelle, avec leur visages lisse, éternellement souriant, leurs mensurations dignes d’un magazine sur papier glacé. Quel est donc leur secret ?

Joanna Eberhard - Et l'homme créa la femme (The Stepford Wives)
Joanna Eberhard

Joanna s’étonne de les voir toutes à l’image de leur doyenne et idole, Claire Wellington, aussi douées pour la cuisine et la pâtisserie que pour repeindre la maison, passer la tondeuse, jouer avec les gosses et, le soir venu, accueillir leur mari dans d’affriolantes lingeries sexy. De plus en plus intriguées, Joanna et sa nouvelle copine, l’effervescente Bobbie Markowitz, arrivée récemment sur place, commencent à se poser des questions. L’architecte Roger Bannister aussi, qui espérait sauver sa relation mouvementée avec l’avocat conservateur Jerry, et se voit ostracisé par la population mâle de Stepford. Walter, lui, est au comble du bonheur car il a tout de suite trouvé sa place au sein de l’Association des Hommes de

Stepford, orgueilleuse forteresse érigée où se tiennent le soir d’étranges et très confidentielles réunions. « Cette ville, cette maison, c’est un rêve », s’exclame-t-il . « Quelle belle vie ! ». Oui, jusqu’à ce que Joanna s’en mêle…

Claire Wellington, la maîtresse des lieux - Et l'homme créa la femme (The Stepford Wives)
Claire Wellington, la maîtresse des lieux

Le petit mot du Doc

Ira Levin, le romancier de « Un bébé pour Rosemary » et « Ces garçons qui venaient du Brésil » écrit en 1972, au summum de la première vague féministe américaine le best-seller « Les femmes de Stepford » (The Stepford Wives). Après une première adaptation cinématographique en 1975 (année de la femme en France) par Bryan Forbes, le réalisateur Frank Oz ressuscite les robots-femmes de la petite ville du Connecticut (ville imaginaire qui n’existe, chers lecteurs, que dans l’imagination de Levin) presque trente ans plus tard.

La direction de ET L’HOMME CREA LA FEMME, pour laquelle Tim Burton a longtemps été pressentit, revint finalement à Frank Oz. En transformant l’angoissant roman en une comédie contemporaine, le metteur en scène crée un étonnant mélange de comique et de noirceur. Avec un humour parfois téléphoné, cette comédie transcrit une satire du carriérisme américain et de l’obsession du paraître à la recherche de la perfection. Au risque de décevoir les aficionados du genre, en se détachant de la part science-fictionnelle de l’œuvre originale reléguée au second plan, Oz confirme sa volonté affichée de placer les relations humaines au centre d’un film aux multiples thèmes contemporains et bénéficiant d’une prestigieuse distribution des rôles.