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Course à la mort

(Death Race)

 L'histoire

La téléréalité est devenue en quelques années le divertissement favori d’un monde assoiffé de spectacles violents et de sports extrêmes. Une compétition automobile, plus féroce que toutes les précédentes, vient d’émerger : la Course à la Mort. Des assassins coriaces, condamnés à la perpétuité, s’y livrent une lutte impitoyable au volant de puissantes voitures customisées, boostées, lourdement armées et accessoirisées. Le but : remporter cinq courses d’affilée en liquidant le maximum de concurrents. Le vainqueur recouvrera la liberté, les perdants finiront dans le fossé, grillés, explosés sous les yeux de millions d’internautes hilares…

La Course à la Mort est l’ultime espoir de Jensen Ames, qui a déjà inscrit trois victoires à son palmarès. Victime d’une tragique erreur judiciaire, il est assuré de finir ses jours derrière les barreaux sans jamais revoir sa petite fille, s’il refuse de courir sous les couleurs de l’impitoyable directrice de Terminal Island, Hennessey. Ames accepte le marché : il portera le nom et le masque hideux du mythique et indestructible Frankenstein…

Pour remporter les Trois Jours de Terminal Island avec le soutien du vieux Coach, Ames va devoir affronter une dizaine de criminels endurcis et prêts à tout, dont le terrifiant Machine Gun Joe. Ames ne peut compter que sur son courage, sa détermination… et sa monstrueuse Mustang blindée, armée de deux mitraillettes et d’un lance-flammes au napalm.

Ames et sa co-pilote détenue Case - Course à la mort (Death Race)
Ames et sa co-pilote détenue Case

Le petit mot du Doc

C'est Paul W.S. Anderson (RESIDENT EVIL - 2002, ALIEN VS. PREDATOR - 2004) et son associé de toujours, le producteur Jeremy Bolt, qui sont aux commandes de LA COURSE A LA MORT, un film qui s'inspire plus qu'il ne refait LA COURSE A LA MORT DE L'AN 2000 (DEATH RACE 2000, ressorti dans les années 80 sous le nom de LES SEIGNEURS DE LA ROUTE pour profiter de la vague MAD MAX), ce film déjanté, produit en 1975 par Roger Corman. Anderson déclare : "J’étais un grand admirateur de DEATH RACE 2000. […] Je l’avais vu sur cassette, en grand secret, durant mon adolescence, car c’était le genre de films que nos parents nous interdisaient de voir : trop de violence gratuite, trop de nudité… Et, bien sûr, je l’ai adoré." À l’époque où Anderson et Bolt s’apprêtaient à faire EVENT HORIZON (1997), ils prirent contact avec Corman en vue de refaire et d'actualiser son film. Le projet ayant mis une dizaine d’années à prendre corps, Anderson et ses producteurs ont eut tout loisir de l’actualiser en tirant profit du développement moderne de la téléréalité.

Conservant les noms des deux principaux protagonistes (le héros masqué Frankenstein, alors joué par David Carradine, et Machine-Gun Joe, joué par un Sylvester Stallone débutant), Anderson transpose la course transcontinentale meurtrière de LA COURSE A LA MORT DE L'AN 2000 dans l'arène d'une prison modèle dirigée en main de fer par une directrice plus intéressée par l'audimat que par la vie de ses hôtes. Et le réalisateur d'expliquer que les prisons d'Etats sont maintenant aux mains de sociétés privées dans un monde où la crise en a laissé pas mal sur le carreau... quand la réalité rejoint la fiction !

Claire Hennessey, la directrice de prison - Course à la mort (Death Race)
Claire Hennessey, la directrice de prison

L’action se déroule donc dans un proche avenir, au sein d’une société décadente, hyperviolente, accro aux spectacles extrêmes. Gladiateurs des temps modernes, les coureurs s’affrontent dans une joute digne des jeux du cirque romains, avec pour enjeux la liberté… ou la mort. A ce titre-là, Anderson a davantage emprunté le concept à d'autre italienneries des années 80 comme 2072, LES MERCENAIRES DU FUTUR (1983) qu'au film produit par Corman et réalisé par Paul Bartel. Si le résultat final diffère sensiblement de ce dernier, une chose n’a pas changé : l’excitation des fans, leur soif de sang. Plus ça saigne, plus ces nouveaux Romains sont heureux…

Le casting réunit des acteurs dont le jeu et le physique correspondaient au degré de réalisme exigé par Anderson. Jason Statham interprète Jensen Ames. De la trilogie LE TRANSPORTEUR (2002) à HYPERTENSION (2006) et BRAQUAGE À L’ANGLAISE (2008), Statham s’est fait une solide réputation dans le film d’action. Les rôles de la directrice de prison Claire Hennessey, qui contraint Ames à piloter sous ses couleurs, et du Coach ont été confiés à des acteurs au talent confirmé : Joan Allen (VOLTE FACE – 1997) et Ian McShane (BABYLON 5 : LA RIVIERE DES AMES – 1998). Comédien et superstar du disque, Tyrese Gibson (TRANSFORMERS – 2007) incarne le cruel Machine Gun Joe. Quand à la nouvelle venue, Natalie Martinez, elle joue la navigatrice Case, une prisonnière pour le moins sexy et énergique.

Case - Course à la mort (Death Race)
Case

Les véhicules de COURSE À LA MORT sont des protagonistes à part entière du film. Ames utilise une Ford Mustang GT 2006. Machine Gun Joe pilote une Dodge Ram 1500 de la série des Quad Cab 4WD 2004. Le néo-nazi Rachenko est au volant d’une Buick Riviera 1996. Les voitures des principaux compétiteurs sont d’une grande diversité : On y trouve aussi bien la Porsche 911 édition 78 de 14AK, que la Jaguar V12 XJS 1989 de Travis Colet et la Chrysler 300 C 2006 du Faucheur. Une BMW de 89 et une Pontiac Transam 79 ont été attribuées aux premières victimes de la compétition.

La mise en place de l’atelier voitures a mobilisé à elle seule une cinquantaine de techniciens. Partant d'une trentaine de véhicules en état originel, la fabrication de chaque voiture a demandé pas moins de six semaines d’efforts, et la mise en place de sa carrosserie "imitation blindage" une semaine entière. Au total, 34 voitures, dont 6 Mustangs, 5 Dodge Rams, 4 Porsches, 3 Jaguars, 3 BMW et 3 Buicks furent utilisées pour représenter les 11 voitures principales de COURSE À LA MORT et les quelques "figurantes".

La Ford Mustang de Ames - Course à la mort (Death Race)
La Ford Mustang de Ames

Comme certaines des cascades les plus spectaculaires ne pouvaient être exécutées qu'une seule fois, Anderson utilisa parfois jusqu’à huit caméras, filmant sous les angles les plus divers, tant au sol que dans les airs.