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Avatar

(Avatar)

 L'histoire

Malgré son corps brisé, Jake Sully, un ancien Marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un guerrier au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, un avant-poste où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime pouvant mettre fin à la crise énergétique sur Terre. Parce que l’atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des « pilotes » humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en combinant l’ADN humain et celui des Na’vi, la race humanoïde vivant sur Pandora.

Sous sa forme d’avatar, Jake peut à nouveau marcher. On lui confie une mission d’infiltration auprès des Na’vi, qui sont devenus un obstacle majeur à l’exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na’vi, sauve la vie de Jake. Celui-ci est recueilli par son clan et à travers de nombreuses épreuves et aventures, devient progressivement l’un des leurs. Alors que s’approfondit la relation entre Jake et Neytiri, qui lui enseigne tout cela à contrecœur, Jake en vient à respecter le mode de vie des Na’vi et finit par trouver sa place parmi eux. Il lui reste à affronter l’ultime épreuve en les menant dans une bataille épique qui scellera le destin de tout un monde…

Jake et son avatar - Avatar
Jake et son avatar

Le petit mot du Doc

Le scénariste et réalisateur James Cameron affirme qu’AVATAR est le film le plus difficile qu’il ait jamais fait. Une déclaration qui prend toute sa valeur au regard de son impressionnante filmographie, qui comprend, TERMINATOR (1984), ALIENS - LE RETOUR (1986), TERMINATOR 2 (1991), TRUE LIES (1994), ABYSS (1989) et TITANIC (1997), le film multi-oscarisé (un record avec 14 nominations et 11 Oscars !) qui à ce jour détient le record absolu du box-office international et du box-office américain, et a rapporté au total plus de 1,8 milliard de dollars.

Conçu il y a quinze ans, à une époque où les moyens de concrétiser sa vision n’existaient pas encore, cet AVATAR voit enfin le jour après quatre ans de production intensive, alliance de prises de vues réelles et d’une nouvelle génération d’effets spéciaux offrant une expérience cinématographique sans précédent, totalement immersive pour le spectateur. Mais ne nous méprenons pas, la technologie révolutionnaire inventée pour le film s’efface derrière l’authenticité émotionnelle des personnages et l’intensité de l’histoire.

AVATAR nous entraîne dans un univers spectaculaire. Un homme, Jake Sully, héros malgré lui, s’engage dans une aventure épique qui va le conduire à se battre pour sauver un monde extraterrestre - un monde qu’il en vient à considérer comme le sien. James Cameron nous conte ainsi une histoire d’intégration - le destin de Jake rejoint celui des Na’vi - et aborde les conséquences d’une ambition économique dévorante et de l’exploitation irraisonnée des ressources naturelles sur une culture qui vit en osmose avec son environnement. Indigènes contre technologie, un thème déjà exploité dans LE RETOUR DU JEDI (1983) qui trouve ici toute sa force en insistant sur le postulat que le plus faible n'est pas forcément le perdant et que sous couvert de domination technologique, on ne dérobe pas impunément les ressources vitales d'autrui. Un thème qui fait directement référence au western et à l'expulsion des indiens d'Amérique de leurs territoires par des émigrants européen en quête d'or, de peaux de bisons et de contrées sauvages. En cela AVATAR ravive cette notion toute américaine qu'est la "frontière".

Neytiri et Jake - Avatar
Neytiri et Jake

Pour raconter son histoire, James Cameron a créé une nouvelle technologie et de nouveaux paradigmes de production qui ont révolutionné le processus de création. La première innovation a été la technologie de "performance capture", qui enregistre non seulement tous les mouvements des acteurs (motion capture) pour les retransmettre à leurs personnages en images de synthèse, mais aussi toutes leurs émotions et expressions faciales avec un degré de précision autrefois impossible.

James Cameron a également utilisé une caméra virtuelle, technologie qui lui a permis de filmer l’action depuis n’importe quel angle, et lui a donné une spontanéité et une souplesse de travail sans précédent. Et pour renforcer l’immersion des spectateurs dans le film, le cinéaste, depuis longtemps défenseurs du cinéma 3-D, a également utilisé une caméra 3-D Fusion qu’il a lui-même développée en collaboration avec Pace Technologies, Sony et Fujinon. Avant qu’AVATAR ne devienne une réalité, avec cette nouvelle caméra numérique, James Cameron avait pour objectif de recréer pour les spectateurs l’expérience d’une exploration des fonds marins. Objectif qu'il atteignit sur LES FANTÔMES DU TITANIC (2003)(en I-MAX 3D) et ALIENS OF THE DEEP (2005). Beaucoup de vieux films en 3-D utilisaient ce format comme un gag en projetant des objets vers les spectateurs. Pour James Cameron, au lieu d’attirer l’attention, la 3-D doit se fondre dans l’histoire. Et le résultat est tout simplement bluffant. Jamais un film n'aura apporté un tel confort dans la perspective. Fini les personnages de premier plan "plats", fini les mots de têtes et les couleurs bi-chromatiques. Grâce à la netteté, la clarté et l’ultra-réalisme de ses images, la RealD 3D donne l’impression de se trouver à l’intérieur du film.

Quaritch n'a qu'une mission - Avatar
Quaritch n'a qu'une mission

L’expérience acquise par James Cameron sur ces films a non seulement fait progresser sa vision tridimensionnelle d’AVATAR, mais a aussi nourri l’un des éléments visuels majeurs du film : les organismes lumineux. Observés depuis le fond des océans, le réalisateur a appliqué cette "bioluminescence" aux espèces vivantes de Pandora qui déploie sa féerie lumineuse. Si l'on considère le monde aquatique d'ABYSS comme un premier coup d'essai du cinéaste, celui-ci est ici magistralement transformé.

Les scientifiques de la base Hell’s Gate - Avatar
Les scientifiques de la base Hell’s Gate

James Cameron a fait de Pandora un monde à la fois reconnaissable, exotique et complètement nouveau. Les arbres mesurant plus de trois cents mètres, et les montagnes flottantes figurent parmi les éléments les plus marquants et impressionnants de Pandora par leur originalité et leur taille. La conception visuelle de ce monde complexe a demandé plusieurs années de travail. Appuyé par une équipe composée de plus de 1000 personnes, James Cameron a supervisé la conception de tous les éléments réels et virtuels du film, depuis les tout premiers dessins préparatoires jusqu’aux moindres éléments des images de synthèse, sans oublier les véritables décors. Le co-chef décorateur Robert Stromberg, qui a supervisé une bonne partie du design de Pandora, déclare : "Je pense que dans sa tête, James avait terminé AVATAR depuis longtemps. Il n’a fait que nous présenter son monde pour que nous puissions le recréer." La forêt tropicale de Pandora possède une flore et une faune exotique aussi belle que dangereuse comme en témoigne la myriade de créatures qui y vit (qui rappelle un peu le bestiaire de la prélogie STAR WARS). James Cameron remarque : "Pandora, c’est le jardin d’Eden avec des crocs et des griffes." De toutes les merveilles de Pandora, la plus fantastique est peut-être le réseau neural global de ce monde auquel sont connectées toutes les espèces végétales et animales de la planète. Semblable au système nerveux humain (que soit dit en passant on aperçoit par analogie régulièrement sur les écrans holographiques du laboratoire humain), ce réseau permet à tous les organismes vivants de Pandora de fonctionner comme une seule et unique entité. Le centre de ce réseau, est un vieux saule gigantesque et noueux qui est le sanctuaire des Na’vi, une extension de leur âme, et un lieu de régénération et de savoir. Magnifiant la communion de l'être vivant avec la nature, ce principe est admirable et rend honneurs aux fondements même de la science-fiction.

Ainsi les Na’vi vivent en osmose avec l’écosystème de la planète. James Cameron ajoute : "Pour moi, Neytiri et son peuple représentent ce que nous avons de meilleur en nous dans leur façon de vivre en harmonie, en symbiose avec leur environnement, et dans leur empathie. C’est une chose à laquelle nous devrions tous aspirer. C’est pour cela que cette histoire met en avant le lien avec la nature, à une époque où nous avons peut-être perdu le contact avec elle."

Le personnage de Neytiri démontre une fois de plus l’intérêt de James Cameron pour les personnages féminins forts. Elle vient rejoindre une galerie d’héroïnes qui comprend Ellen Ripley de la saga ALIENS (jouée par Sigourney Weaver, dont la performance est devenue un modèle pour toutes les héroïnes de films d’action, et qui retrouve James Cameron sur AVATAR plus de vingt ans après leur première collaboration), Sarah O’Connor de TERMINATOR et TERMINATOR 2 : LE JUGEMENT DERNIER, Rose DeWitt Bukater de TITANIC, Lindsay Brigman de ABYSS, et Helen Tasker de TRUE LIES. Aucun de ces personnages ne peut être réduit à un simple rôle de figuration romantique, et Neytiri s’inscrit dans cette tradition en combinant la force, la grâce, la beauté et la séduction physique d’un corps athlétique à une vulnérabilité et une clairvoyance émotionnelle bouleversantes.