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Apocalypse 2024

(A Boy and His Dog)

 L'histoire

2024, ex-USA, dans la région où fut jadis la ville de Phœnix… Après une guerre nucléaire, ce qui reste de l'humanité s'est répartie en deux groupes : ceux qui se dissimulent sous terre et ceux qui rôdent à la surface. Vic, un de ces derniers, vagabonde au soleil avec son fidèle Blood, un chien à l'intelligence considérable, capable de correspondre par télépathie avec son maître. Ce couple étrange a passé un contrat : Vic assure la nourriture (il tire très bien et est particulièrement débrouillard) et Prof (grâce à son flair !) fourni des compagnes à son compagnon. Compagnes que Vic, particulièrement misogyne, consomme en général très vite avant de les jeter…

Tout va pour le mieux dans le meilleur des déserts d'après apocalypse jusqu'à ce que Vic, piégé par une belle jeune fille, soit enlevé par une communauté d'humains vivant dans des souterrains aménagés de manière à leur rappeler l'Amérique d'antan. Les mâles étant stériles –mais pas Vic !- ils l'obligent à fertiliser leurs femmes et d'assurer ainsi la survie de leur groupe… Mais la manière qu'ils emploient pour obtenir le résultat ne convient vraiment pas au jeune homme…

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Le petit mot de Francis SCHALL

Ne surtout pas se fier au titre français accrocheur ! Nous avons là un film presque intimiste, régulièrement drôle, plutôt intelligent et pourtant bougrement énergique. Les rapports de l'adolescent (Vic a dix-huit ans) et de son fidèle compagnon sont presque ceux d'un vieux couple, entre orages et tendresse, ce qui nous vaut des dialogues assez savoureux (le chien s'exprime, il faut le dire, en voix off, celle du compositeur et chanteur Tim McIntire dans la VO). On remarquera que le ton de la deuxième partie du film, avec sa société décalée souterraine, rappelle un peu celui de la série "Le Prisonnier".

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L'après apocalypse, peut-être, mais on ne s'y ennui pas ! On comprendra mieux pourquoi en recadrant le film dans son époque, les seventies en fin de parcours hippie, et si on sait qu'il est adapté plutôt intelligemment d'une novella de l'écrivain Harlan Ellison, célèbre à la fin des années 60 pour sa série d'anthologie "Dangereuses visions". Celles-ci réunissaient les auteurs les plus connus de cette période charnière de la science fiction…. Egalement scénariste à la télévision, Harlan Ellison a travaillé sur des séries aussi réputées que AU DELÀ DU REEL (1963-1965) et STAR TREK (1966-1969) avant d'être auteur de TERMINATOR (1984). Le texte a été publié la première fois en 1969 et a obtenu la même année (dans cette catégorie dite novella) le Prix Nebula, un des deux plus prestigieux prix internationaux de littérature de SF. Il est paru en France, pour ceux qui voudraient le lire, dans la revue Fiction (spécial 22), sous le titre : "Un gars et son chien ", ainsi qu'ensuite, sous le même titre, dans le recueil intitulé "La Bête qui criait amour au cœur du monde" chez "Les humanoïdes associés", Coll. Harlan Ellison, en 1979.

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C'est l'unique apparition en SF et le premier rôle important de Don Johnson (célèbre en particulier pour la série MIAMI VICE). C'est le deuxième et dernier film en tant que réalisateur de l'acteur L.Q. Jones (de son vrai nom, Justus McQueen) qui a interprété des seconds rôles souvent de poids (en particulier avec Sam Peckinpah, mais aussi sous la direction de Don Siegel, Edward Dmytryk et Raoul Walsh) dans près de cent cinquante films. Il n'a réalisé ensuite qu'un épisode de la série L'INCROYABLE HULK (1978). Associé avec Alvy Moore, il a créé à la fin des années 60 une petite maison de production spécialisée dans le fantastique et la SF avec laquelle, en dehors de "A boy and his dog", il produisit THE WITCHMAKER (1969) de William O. Brown et THE BROTHERHOOD OF SATAN (1971) de Bernard McEveety.

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