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À l'aube du 6ème jour

(The 6th Day)

 L'histoire

 Histoire complète

Dans un avenir proche, le clonage d’organes et d’animaux est devenu une réalité. Pour protéger les hommes des dérives, le clonage humain reste interdit et protégé par une loi : la loi du 6ème jour, faisant référence à la genèse biblique.

Pilote d’hélicoptère, Adam Gibson dépose les skieurs fortunés au sommet des plus belles montagnes enneigées. Le jour de son anniversaire, il est engagé pour mener l’homme d’affaire Michael Drucker sur les flancs laiteux. Afin de garantir la sécurité de son client et la confidentialité de ses conversations industrielles, Adam se soumet à un contrôle rétinien et sanguin.

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Gibson vient de perdre son chien Oliver, et sa fille Clara ne le sait pas encore. Sa femme, Nathalie, aimerait qu’il soit discrètement remplacé par un clone mais Adam est farouchement opposé à ce processus non naturel de la vie. Dans l’espoir d’altérer son point de vue pour le bonheur de sa fille, son collègue et ami Hank Morgan, qui partage l’avis de Nathalie, lui offre de conduire discrètement son client à sa place tandis qu’il va rendre visite à Repet, une société spécialisée dans le remplacement à l’identique des animaux domestiques. Malheureusement pour Hank, la mission tourne mal. Drucker est assassiné et le pilote tombe aussi sous l’effet des balles.

Surpris dans un moment d’assoupissement, Adam arrive chez Repet mais, fidèle à ses convictions, préfère offrir une poupée à sa fille. Lorsqu’il rentre chez lui, non seulement il découvre Oliver bien vivant, mais de plus, il se voit en train de souffler les bougies de son gâteau d’anniversaire en famille. Sidéré, il assiste à la fête, caché derrière la baie vitrée de sa petite maison de banlieue. Au moment ou il décide d’entrer et de chasser l’imposteur, des inconnus lui demandent de le suivre. Il comprend qu’on en veut à sa vie et s’enfuit.

Après une longue traque parsemée de surprises et d’incompréhension, il trouve refuge chez son ami Hank, bien vivant, à qui il explique naïvement ses mésaventures. Lorsque le terroriste qui a abattu Drucker fait irruption, il tue une nouvelle fois le pilote et menace Adam de son arme. L’activiste anti-clonage lui explique que Hank Morgan était un clone, une abomination aux yeux de Dieu, tout comme Drucker qui a repris sa place au sein de la société. Drucker a fait du clonage son cheval de bataille et finance les expérimentations du docteur Weir qui clone clandestinement les êtres humains.

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Adam rend alors une visite inopinée à Weir dans sa prestigieuse clinique. Le scientifique, plutôt coopératif, lui explique que sa mémoire et tout son génome ont été enregistrés lors de l’examen oculaire et sanguin réalisé pour le contrat de transport qui devait le lier à Drucker. Ces informations stockées sur disque permettent de répliquer n’importe quel être humain en deux heures. Gibson, qui aurait du trouver la mort dans l’assassinat de Drucker, a été cloné par erreur et s’est retrouvé face à son double, une aberration qui n’aurait jamais du se produire. Si le public apprenait cette hérésie, Drucker serait mort à tout point de vue car un clone n’a aucun droit et ne peut rien posséder. Il doit absolument tuer l’un des deux Adam Gisbon…

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Lorsqu’il comprend que sa famille pourrait en pâtir, Adam vole au secours de Nathalie et de Clara. Non seulement il ne peut éviter leur enlèvement, mais il tombe nez à nez avec sa copie parfaite. Après un moment d’interrogation, les deux hommes fraternisent et décident d’échanger leur famille contre le disque de neuro-lecture de Drucker subtilisé chez Weir.

Quand Adam rencontre Drucker, celui-ci installe le doute chez le pilote d’hélicoptère. Une marque sous sa paupière indique qu’Adam est bien le clone de Gibson. Tandis que le véritable Gibson vient délivrer sa famille, une lutte s’engage entre Adam et les hommes de l’homme d’affaires blessé par balles. Drucker, sur le point de mourir, prépare son propre clonage mais Gibson interrompt le processus et détruit les installations de Weir. Le double d’Adam va devoir commencer une nouvelle vie loin de sa pseudo-famille.

Le petit mot du Doc

Mettre en garde la société contre les effets néfastes d’une avancée trop rapide de la science est le propre de la science-fiction. À L'AUBE DU 6ÈME JOUR est donc un avertissement sur les déviances du clonage de l’être humain. Cette société futuriste a bien compris qu’une telle pratique pouvait être dangereuse. Elle a donc promulgué une loi, la loi du 6ème jour, référence évidente à la genèse biblique dans laquelle Dieu créa l’homme le sixième jour, condamnant lourdement toute personne qui la transgresserait. Par contre, le clonage animal est lui, autorisé. Cela a permis le repeuplement des océans et l’homme a pu ainsi s’affranchir de la famine qui le guettait. Pour le bonheur de tous, il est aussi possible de se procurer un clone de son animal de compagnie préféré, si celui-ci venait à mourir. La société « Repet » (Pet signifiant l’animal familier en Anglais) peut le remplacer à l’identique en quelques heures, non seulement physiquement, mais en assurant également la réimplantation de sa mémoire et de son instinct, une prouesse réalisée via le nerf optique de la réplique.

C’est un monde de domotique poussé à l’extrême, une vision d’un futur technologique bardé de gadgets et d’inventions sympathiques (voitures à pilotage automatique, rasoir laser, fiancée holographique, hélicoptère ultra sophistiqué à voilure repliable et à réaction, armée d’avocats et de psychiatres tridimensionnels) dans laquelle le laser a fini par remplacer les armes à poudre (saluons l’effort puisque depuis plusieurs années les productions de science-fiction nous avaient privé de ce type d’armement, certes plus onéreux à mettre en oeuvre mais tout de même plus convainquant dans un scénario futuriste).

Roger Spottiswoode confie qu’à l’origine l’histoire devait se situer dans un futur moyen, d’ici à une trentaine d’années, mais vu l’évolution faramineuse de la technologie, il était préférable de situer l’action dans un futur beaucoup plus proche. Il est vrai que la réalité a tendance à rattraper la fiction, et ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne les recherches sur le clonage. Ainsi, des scientifiques Britanniques travailleraient au développement d’un micro-circuit révolutionnaire capable d’enregistrer les souvenirs et les émotions de toute une vie. Implanté derrière l’œil, le système nommé « Soul Catcher » pourrait devenir opérationnel en 2025. Et puis après la mise en chantier du projet « Missyplicity » qui entreprend en 1997 de cloner le chien Missy, la société Genetic Savings & Clone.inc a débuté la conservation des gènes des animaux domestiques en vue de leurs clonages futurs. À L'AUBE DU 6ÈME JOUR ne fait que compiler l’étendue des avancées technologiques et biotechnologiques de notre siècle.

Outre ce pamphlet sur le clonage, ses risques et ses transgressions, il s’agit aussi d’un film d’action futuriste, dont certaines scènes sont parfois un peu longues et récurrentes. Saupoudré ça et là d’un humour Schwarzeneggerien typique, il n’omet pas d’afficher quelques-uns des détails croustillants qui empoisonnent la vie de nos clones (Talia doit systématiquement se repercer les oreilles après chaque clonage, et Wiley est victime de curieux effets psychosomatiques, conséquence de ses nombreuses morts antérieures). Doté de la technologie réparatrice, la mort n’est plus un souci et l’on peut pratiquement revendiquer une immortalité somme toute discutable. Comme le démontre Marshall, l’homme de main de Drucker, fou de rage lorsqu’un tir d’Adam lui coupe la jambe et lui fait hurler « tu vas me le payer Gibson, c’était une nouvelle paire de botte ! », la chair, notre propre corps que l’on peut régénérer à volonté, perd de sa fatuité, léguant pour l’occasion une valeur marchande bien supérieure à ses bottes.

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S’il est possible de créer une copie parfaite de l’être humain, pourquoi pas, au passage, l’en débarrasser de ses tares génétiques ? et pourquoi le faire ? Ici, la femme de Weir, est victime d’une mucoviscidose, une maladie infantile qu’elle traîne depuis sa première mort. L’échéance de la maladie est repoussée à chaque clonage. Les défauts génétiques peuvent être gommés ou tout simplement volontairement implantés pour assujettir les receveurs. Non seulement l’homme se prend pour Dieu mais il est capable de faire mieux.

Arnold Schwarzenegger renoue ici avec la science-fiction, un thème de prédilection qui a contribué à la réussite de à sa carrière. Aux côtés de Jon Davison, à qui l’on doit notamment ROBOCOP (1987) et STARSHIP TROOPERS (1997), il s’aventure pour la seconde fois dans la production après LAST ACTION HERO (1993).

Roger Spottiswoode est un canadien d’Hollywood qui a débuté sa carrière de réalisateur assez récemment avec LE MONSTRE DU TRAIN (1980) avec Jamie Lee Curtis. Plus spécialisé dans le policier et le film d’action, c’est son premier film de science-fiction. Il dirige Nick Nolte, Ed Harris, Gene Hackman et Jean-Louis Trintignant dans UNDER FIRE (1983), Mel Gibson dans AIR AMERICA (1990) et Pierce Brosnan dans DEMAIN NE MEURT JAMAIS (1997). S’asseyant relativement bien à la comédie dans TURNER & HOOCH (1989) avec Tom Hanks, il réalise un très décevant ARRETE OU MA MERE VA TIRER (1992) avec Sylvester Stallone.

Michael Rooker, quand à lui est un habitué des histoires de clones. Dans REPLICANT (2001), il joue le rôle du policier Jake Riley aux cotés de Jean-Claude Van Damme.