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2001 : l'odyssée de l'espace

(2001: A Space Odyssey)

 Les critiques

Nombre de critiques : 40

Total des points : 327

Moyenne obtenue : 8.18/10

n°10 - 9/10 Sans nom

10 décembre 2000

Alors je vois que beaucoup de choses ont ete dites sur ce film par mes predecesseurs. Je tiens simplement a dire que c le meilleur film de SF que j ai jamais vu mais que si l on a pas lu le livre de A C Clarke il est quasi incomprehensible: moi j ai vu le film une premiere fois, puis lu le livre et enfin revu le film deux fois. Je crois que c une bonne methode parce que le film donne des images (meme si elles ne sont pas comprises) qui permettent avec la musique d illustrer le livre. Puis une fois que l on a compris le livre il faut voir le film pour le comprendre et apprecier le chef d oeuvre qu il est. Mais si on veut tout comprendre mieux vaut quand meme voir et lire 2010 et lire le troisieme volet (2061??? je sais jamais!!) voire meme le quatrieme: 3001, où A C Clarke explique tres clairement tout ce qu il a voulu dire! Mais pour tous ceux qui n ont pas vu ces films ou lu ces livres, je vous les recommande chaudement car c du Grand Art et on n'est pas pret de revoir de tels films!!!

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n°9 - 3/10 Sans nom

06 décembre 2000

5, pour avoir fait un film de SF (?).Un des plus nul, ou comment faire gober n'importe quoi à des intellos boutonneux ! le seul truc interessant HAL (qui à permis à Holly dans RED DWARF d'exister !) Non si le *réalisateur* avait lu et vu de vrais film de SF, il n'aurait pas fait ce navet. Ou comment montrer un oeuf en musique ! Pitoyable !

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n°8 - 10/10 Sans nom

01 novembre 2000

C'est le genre de film qu'aucune critique ou résumé ne peut remplacer. Je ne l'ai malheureusement vu qu'une fois, et beaucoup de choses m'ont sans doute échappé, mais cette vision a été pour moi un choc et une expérience sans équivalent. On ne peut pas dire grand-chose sur ce chef-d'oeuvre, sinon ce qui a été dit et redit. Tout est génial dans ce film: le scénario absolument inclassable; l'image d'une fabuleuse beauté; la mise en scène et le montage dus au génie de Kubrik; les effets spéciaux qui n'ont absolument rien à voir avec les jouets volants de LA GUERRE DES ÉTOILES; la musique enfin, dont les mesures continuent à hanter le spectateur longtemps après la fin, et même l'interprétation de la musique (Karajan pour Also sprach Zarathoustra et Le Beau Danube Bleu). Que dire de plus, sinon que la scène finale est proprement hallucinante, comme si Kubrik avait eu la vision du monde supérieur.

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n°7 - 10/10 bogart6

03 septembre 2000

qui ne se rappel pas l'emploi du *beau danube bleu* .... des décors et surtout l'utilisation fort intelligente de la lumière par kubrick dans 2001. Tout est bon.. le scénario..la photo..la musique....tout!! La mort du superordinateur est l'un des moments les plus émouvants du septième art....et la finale ouverte du film.. laissant place à la réflexion et aux interrogation. le meilleur film de sf sans contredit!!

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n°6 - 10/10 Sans nom

11 août 2000

Une scène incroyable !! Un ordinateur et un homme dans un salle froide et aseptisée. Là où à priori il est impossible de créer l'émotion, Kubrick réussit un miracle. L'ordinateur sent qu'il va mourir et sa lente agonie est poignante. L'humain déconnecte petit à petit les parcelles d'un début d'humanité. Rarement, le cinéma de SF avait atteint un tel niveau de perfection. J'ai encore des frissons en pensant à cette séquence. Et des séquences de ce type, il y en a un certain nombre. Si vous n'avez jamais vu 2001, je vous envie...

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n°5 - 10/10 Madcomputer

14 novembre 1999

1- HAL 9000 et l'intelligence artificielle.
La scène de la mort de l'ordinateur HAL9000 constitue sans aucun doute la scène la plus poignante de 2001. Kubrick y réussit à nous émouvoir devant l'agonie d'une machine, entité à laquelle il est plutôt difficile de s'identifier pour le spectateur de par son aspect froid et justement, inhumain. Cependant l'ordinateur devient un protagoniste à part entière dans l'histoire, le plus important sans doute et ceci grâce à plusieurs éléments : Sa lentille -caméra, l'aspect extérieur de Hal, qui fait inévitablement penser à un oil, par lequel le spectateur sonde les sentiments de la machine. Sa voix monocorde et androgyne qui avec ses réponses convenues maintient le moral des astronautes en assurant un semblant de conversation avec eux. Ses sentiments et états-d'esprit qui se développent au film du film.  Dans ses premières apparitions, Hal se révèle être un ordinateur zélé, dévoué au but de la mission, et surtout très vaniteux. Ce dernier trait de caractère, propre à l'homme, transparaît surtout lors de l'interview accordée à la BBC. Hal y affirme être parfait, incapable de la moindre erreur et ne pas ressentir de frustration quand à son asservissement aux humains. La question que pose Hal à Dave à propos de son opinion sur mission est le point de départ de l'affrontement implicite puis bien réel entre les astronautes et la machine. Hal reçoit une réponse plutôt brusque et, comme pour se venger, simule une panne dans l'antenne de l'astronef. Sa prévision se révélant erronée, Hal se justifie en invoquant une erreur humaine lors de sa programmation. Un autre sentiment apparaît alors chez Hal lorsqu'il surprend les deux astronautes à évoquer sa déconnexion : la paranoïa. Une paranoïa destructrice qui le mènera jusqu'à l'homicide des astronautes hibernés et de Franck Poole. Quelles sont les raisons qui ont poussé un ordinateur, entité rationnelle et logique à l'assassinat ? Hal a peut-être tué les astronautes, car comme il le prétend, ils mettaient en cause le bon déroulement par leur volonté commune de le déconnecter. Sa décision serait donc réfléchie. Mais peut-être est-ce pour s'affranchir de la domination et de l'autorité de ses créateurs que Hal engage l'affrontement ou par jalousie quand à des être réellement pensants et autonomes. Peut-être la folie s'est elle immiscée dans son cerveau électronique ou que, menacé, Hal a choisi de tuer avant d'être tué, son acte serait donc la manifestation d'un instinct de survie. Loin d'être parfait, l'ordinateur apparaît donc comme le reflet de l'âme humaine avec ses travers, ses obsessions et le même instinct de destruction qui a perduré à travers les siècles. Kubrick, par cette brillante métaphore met en garde le spectateur contre les dangers de la technologie et de l'intelligence artificielle, thème souvent illustré par le cinéma de science-fiction.

2 -Le monolithe et l'évolution
2001, l'odyssée de l'espace est indissociable du monolithe, objet de nombreuses interrogations quand à son interprétation, notamment à cause de ses proportions parfaites (1x4x9 = 1²x2²x3²) et de la symétrie céleste qui entoure ses apparitions . Certains lui ont attribués une substance divine, d'autres émettent l'hypothèse qu'il s'agirait d'une manifestation extraterrestre. Quelques soient sa nature ou son origine, cet objet récurrent semble être dispensateur de vie et d'évolution à l'espèce humaine. Au début du film, deux tribus d'anthropoïdes s'affrontent pour la possession d'un point d'eau. Puis le monolithe apparaît alors qu'une seule des deux tribus est présente. L'un de ces hommes singes va alors s'éveiller à l'intelligence sous l'influence du monolithe en apprenant à saisir un os et à en frapper le sol. Grâce à ce progrès, la tribu « Elue » dominera un environnement hostile et ainsi pourra se nourrir sans difficultés. Le monolithe a crée un point de séparation dans l'espèce en ne dispensant ce progrès qu'à une tribu. La tribu « Elue » formera désormais l'espèce humaine tandis que l'autre au mieux restera sous sa forme de primates au pire s'éteindra faute de nourriture. Il est intéressant de constater qu'immédiatement après son ascension intellectuelle l'homme concrétise sa supériorité par une manifestation primaire de violence sur ses anciens congénères. Kubrick met ainsi en avant l'instinct de destruction propre à l'homme qui perdurera jusqu'à Hal, prolongement cybernétique du cerveau humain dans son quadruple homicide. On constate que si le corps de l'homme a changé, devenant plus puissant, plus polyvalent, c'est pour servir les mêmes obsessions, héritées de la nuit des temps : dominer et détruire. Le voyage à bord du Discovery constitue une autre étape de son évolution, David Bowman étant « l'élu », premier représentant d'une nouvelle espèce supérieure à l'homme. Le fait qu'il ait triomphé de Hal qui symbolise la conscience humaine marque ! là aussi une séparation dans l'espèce humaine : les hommes ! vont continuer à s'entretuer tandis que Bowman atteint une forme de vie supérieure. Il subit tout d'abord un vieillissement accéléré puis comme précédemment avec les singes se « transforme » devant le monolithe. Cette fois-ci c'est l'enveloppe corporelle qui se modifie. Bowman revient sur terre sous forme fotale, symbole de l'innocence. Le nouvel homme aurait délaissé son instinct de destruction pour une forme de vie pacifique.

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n°4 - 10/10 Sans nom

02 septembre 1999

Ce film est une somme et un aboutissement dans l'histoire de la SF. Une somme parce qu'il brasse une grand variété de thèmes (exploration spatiale, avenir de l'homme, intelligence artificielle etc...) Un aboutissement parce qu'il représente ce qui s'est fait de mieux dans l'histoire de la SF mondiale. Jamais un tel rassemblement d'imagination, de beautés plastiques, de richesse thématiques n'a éclaté avec tant d'éclat et de sobriété dans un film de SF. Kubrick a ouvert des perspectives étonnantes mais personne ne l'a suivi... Puisque la note maximale est 19, je mets 19.

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n°3 - 10/10 Sans nom

04 juin 1999  Attention spoiler

Ma critique sera tres courte car les précédentes critiques d'amateurs presentent trés bien ce qu'il faut savoir et ce que je pense de ce film, 2001 etant LE film de SF et un des tout meilleurs de l'histoire du cinéma. La seule réserve que j'emettrai est la difficulté d'aborder ce film. C'est aussi ce qui fait sa force, qui fait qu'il est indémodable et que chacun peut y voir ce qu'il veut, mais certains passages sont d'une abstraction un peu trop importante à mon gout. Je pense particulierement à la fin, qui a tendance à dégouter un non-fan : 10 min de flashs et de lumières, puis une succession de tableaux dont il n'est pas aisé de percevoir le sens. C'est en partie ce qui fait dire à un non-fan le visionnant pour la première fois "alors c'est ça 2001 ?!". Mais il est surement loin le jour ou un autre réalisateur proposera à la SF un tel chef d'oeuvre...

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n°2 - 9/10 Sylvain Grenon

20 mai 1999

Quand j'ai vu la première fois 2001, je dois avouer que je n'ai pas compris grand chose. Bien sûr, j'avais aimé la partie du voyage vers jupiter mais le reste m'avait semblé un rien ennuyeux et inutile. Bien sûr, l'age et la maturité aidant j'ai revu ce film et j'y ai découvert un des films qui ont marqué ma vie de cinéphile. Mais pourquoi 2001 est-il si spécial ?? Quand Kubrick se lance dans l'aventure, la SF n'est qu'un genre méprisé où les 'Grands' réalisateurs ne s'aventurent pas. Kubrick décide de réaliser un film de SF débarassé de tout un folklore un peu trop envahissant. Des effets spéciaux superbes, un scénario déroutant et complexe, une B.O désormais indissociable du film, une photographie exceptionnelle permettent à Kubrick de faire le premier film de SF pour Adultes. Hélas, malgré une tentative de Tarkovski pour reprendre le flambeau d'une SF adulte, Kubrick ouvre une porte et la referme derrière lui. On a aussi tendance à oublier le caractère trés novateur du scénario, un film sans personnage principal, un récit découpé en 4 grandes parties relativement indépendantes que seuls relient le thème du monolithe.Il y a AVANT et APRES 2001. Beaucoup de studios verront désormais la SF d'un autre oeil. Les aventures sidérales type LA GUERRE DES ÉTOILES ou ALIEN - LE 8ÈME PASSAGER doivent beaucoup à Kubrick. Merci M.Kubrick. LA SF vous doit beaucoup.

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n°1 - 10/10 Sans nom

09 mai 1999  Attention spoiler

Le cinéma essaime ci et là quelques oeuvres majeures dont certaines font date. 2001 L'ODYSSEE DE L'ESPACE marque un tournant dans l'histoire du cinéma de science-fiction. A partir d'un récit de C.Clarke, Kubrick nous propose un film sans limites. Son ambition est colossale : embrasser toute l'histoire humaine passée et à venir. Construit en quatre parties, le film débute à l'ère du singe où une mystérieuse plaque monolithique noire flotte dans l'espace. L'homme-singe comprend qu'un os peut devenir une arme. Cette manifestation de l'intelligence marque une première mutation qui semble être guidée ou annoncée par la présence du monolithe. Quatre millions d'années plus tard, le même bloc de pierre est signalé sur la lune. Les scientifiques s'interrogent sur cette présence d'autant qu'elle indique une direction à explorer. Ils décident d'envoyer une mission dans l'espace. Dix-huit mois plus tard, un vaisseau vogue vers Jupiter avec à son bord plusieurs spationautes dont l'objectif est de vérifier l'éventuelle existence d'une autre espèce vivante sur cette planète. Pour cela, ils sont secondés par le super calculateur Hall 9000 qui s'avère être le véritable capitaine à bord. Je ne résiste pas au plaisir d'évoquer avec vous les très lents mouvements du vaisseau spatial rythmé sur la musique légère et insouciante du "Beau Danube Bleu". Contrepoint remarquablement imaginé par Kubrick. Mais revenons à cette mission où la lutte pour le pouvoir oppose l'homme à l'ordinateur. La séquence où Hall vaincu doit affronter la mort est un pur moment de magie. A l'issue de cette lutte, l'homme seul doit affronter la vérité et il se lance vers l'infini. Au delà de l'infini même. Atterrissant dans un lieu inconnu, il rencontre son image vieillie finissant le siècle des lumières. Un cycle s'achève et à un autre passage du monolithe, tout disparaît. Alors apparaît un embryon humain géant qui plane au-dessus de l'univers. Un homme nouveau est né. Il domine maintenant l'espace stellaire connu et inconnu. Le monolithe a guidé toutes les mutations. Il représente bien tout ce qui est mystérieux et inconnu pour nous. Tout ce qui nous dépasse. C'est, à mon sens, cette vision qui nous interpelle avec force et fait de 2001 L'ODYSSEE DE L'ESPACE un film inoubliable. (Thierry Serra)

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