Danger : planète inconnue
(Doppelgänger)
La critique de Lukaz
22 mai 2007
Sympathique film sortit des studios anglais Pinwood, dont les effets spéciaux de bonne qualité rappellent ceux utilisés dans la série Thunderbird.
Une première partie assez réaliste sur le plan « hard science » et celui des petites intrigues politiques. Les personnalités y sont bien développé et loin des stéréotypes de l'époque Ainsi le directeur de l'Eurosec (ESA ?) a un côté malsain qui rend crédible le coté fiction politique du scénario et l'astronaute américain, fait cocu par sa bombasse de femme, n'est pas le type clean et bon père de famille comme la Nasa aimait à présenter ses astronautes de l'époque.
On rentre très facilement dans le récit jusqu'au lancement très réussit du « Phoenix », une scène réaliste filmée a l'aide de maquette très détaillées. Il faudra attendre plusieurs décades et « Apollo 13 » pour pouvoir assister à une scène de lancement similaire.
La deuxième partie est plus ennuyeuse et détonne avec le coté scientifiquement possible du début. On se retrouve dans une vulgaire série B des années 50. Ce qui ne serait pas si désagréable si l'on avait gardé la même qualité narrative du début. L'inversion n'est traduite a l'écran que part les étiquettes des bouteilles de parfum écrites a l'envers et les personne devenues gauchère. Le langage cependant se fait dans le même sens, ce qui crée une incohérence dans le développement du concept de Terre inversée.
On aurait sans doute gagné à faire parler les personnages a l'envers, car en plus d'être un peu plus crédible pour le scénario, le spectateur aurait partagé la confusion du héros plus facilement et participé avec lui à la résolution de ses problèmes. (Utiliser par ex. un magnétophone jouant a l'envers pour communiquer avec les autres personnages.)
Le film sans être à jeter ne se regarde pas avec le même intérêt du début à la fin et le doigt a tendance à négligemment presser la touche avance rapide de la télécommande. De plus au rayon voyage spatial, on ne peut pas non plus s'empêcher de se souvenir que dans les salles la même année le « Discovery » mettait le cap vers Jupiter.

