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blu-ray : World Invasion : Battle Los Angeles

Date de sortie : 16 juillet 2011

World Invasion : Battle Los Angeles

Film

Support

Bonus

Acteurs : Aaron Eckhart, Ramon Rodriguez, Will Rothhaar, Cory Hardrict, Jim Parrack

Réalisateur : Jonathan Liebesman

Langues : Français, Anglais

Sous-titres : Français

Zone : Zone B

Format image : 2.35 - 16/9 compatible 4/3

Nombre de disques : 1

Editeur : SPHE

Date de sortie : 16 juillet 2011

Durée : 116 minutes

Disponible en Blu-ray, DVD

L'histoire

Au camp Pendleton, base militaire située à proximité de Los Angeles, un groupe de Marines, dirigé par le sergent Michael Nantz, est appelé à riposter immédiatement à l'une des nombreuses attaques qui touchent les littoraux à travers le monde. Le sergent Nantz et ses hommes vont mener une bataille acharnée contre un ennemi mystérieux qui est déterminé à s'emparer de l'approvisionnement en eau et à détruire tout sur son passage.

Image

Le petit mot du Doc

L'invasion extra-terrestre a le vent en poupe. On ne va pas s'en plaindre car on aime ça. Depuis que DISTRICT 9 (2009) a relancé le sujet, très en vogue dans les années 50, le thème s'est décliné avec SKYLINE (2010), MONSTERS (2010), V (la série remake) et s'est poursuivi avec ATTACK THE BLOCK (2011) et les récents SUPER 8 (2011) et COWBOYS & ENVAHISSEURS (2011), actuellement et bientôt en salles. Chacun de ces films a su garder sa sensibilité propre sans faire le plagiat de l'autre. Responsable de MASSACRE A LA TRONCONNEUSE – LE COMMENCEMENT et aux commandes de la suite du CHOC DES TITANS, l'orientation choisie par le réalisateur de WORLD INVASION : BATTLE LOS ANGELES s'oriente lui sur le mélange du film de guerre et du film de science-fiction.

Sergent Nantz - World Invasion : Battle Los Angeles (Battle Los Angeles)
Sergent Nantz

Pour la plupart, ces invasions extra-terrestres ont toujours été prétextes à dépeindre quelques préoccupations sociétales. Dans les années 50, la peur du communisme et le maccarthysme ont grandement participé à la mise en chantier de films de renom comme LE JOUR OU LA TERRE S'ARRETA (1951), L'INVASION DES PROFANATEURS DE SEPULTURES (1956), THE THING (1982), j'en passe et des meilleurs. DISTRICT 9 avait comme vocation de pointer du doigt le racisme et l'apartheid, V ou ATTACK THE BLOCK d'insister sur la notion de résistance face à l'agression et l'invasion. Si WORLD INVASION : BATTLE LOS ANGELES se situe dans ce camp-là, le film insiste aussi sur deux traumatismes bien plus récents : celui de la guerre en Irak et celui de l'attentat du World Trade Center. On n'est plus ici dans une logique INDEPENDENCE DAY (1996) mais davantage dans la souffrance que les Marines américains ont découvert sur les théâtres du Moyen-Orient. Et cette fois-ci l'ennemi s'invite ici, à Los Angeles, capitale des capitales, symbole parmi les symboles. Hors de question que la ville tombe, c'est une question d'honneur ! Y dépeindre des combats musclés dans des quartiers en ruines est une belle démonstration de résistance d'une Amérique qui a subit quelques revers.

Depuis quelques temps, la ville avait un peu perdu de son mythique mais la revoilà au premier plan. Sacrée L.A. ! Elle en a vu des histoires ! LOS ANGELES 2013 (1996), FUTUR IMMEDIAT : LOS ANGELES 1991 (1988), V, PREDATOR 2 (1990), DEMOLITION MAN (1993), 2012 (2009), etc. Et elle n'en est pas à sa première invasion. On pense bien sur au film de Carpenter, INVASION LOS ANGELES (1988), les lunettes en plus.

Des civils à secourir - World Invasion : Battle Los Angeles (Battle Los Angeles)
Des civils à secourir

Celle dont nous parlons débute le 12 août 2011, aujourd'hui même, jour où est publiée cette chronique… Si vous vous prélassez au bord d'une station balnéaire, scrutez-le ciel ! Les villes côtières du monde entier sont attaquées de manières simultanées par une race extra-terrestre bien déterminée à nous exterminer. Leur objectif (nous l'apprenons furtivement) est de piller la principale richesse naturelle que nous offre notre planète : l'eau. L'action se concentre sur la Californie et sur le second bataillon du cinquième régiment de Marines – le 2/5 – basé à Camp Pendleton, melting pot composé de blancs, blacks, latinos, asiatiques et d'une femme qui donne une image assez fidèle de ce qu'est l'armée américaine d'aujourd'hui. Des hommes comme vous et moi qui font ce job plus par nécessité que par vocation. L'un d'eux s'exclamera : "Qu'est ce qu'il faut pas faire pour être naturalisé !" Le film est d'ailleurs ultra-réaliste. Tourné caméra à l'épaule il donne l'impression de vivre au cœur des combats, s'apparentant parfois même à un reportage de guerre, ce qui a été totalement voulu. Jonathan Liebesman raconte "Nous voulions que chaque spectateur ait l’impression d’être un de nos Marines, de faire partie du peloton et de se retrouver face à un ennemi mystérieux que personne n’aurait jamais imaginé devoir combattre un jour. C’est une guerre pour laquelle ils n’ont pas été préparés, et nous voulions que les spectateurs tremblent pour nos personnages – Marines et civils – tout en les suivant dans leur mission."

Acte de guerre - World Invasion : Battle Los Angeles (Battle Los Angeles)
Acte de guerre

L'objectif du réalisateur est atteint. L'action ne faiblit pas des 116 minutes que dure le métrage. Mais au-delà du contexte très réussi du film de guerre, WORLD INVASION : BATTLE LOS ANGELES nous offre aussi un ennemi original et parfaitement crédible. Avec une idée très précise de l’apparence que les extra-terrestres devaient avoir, et une volonté farouche de chercher à ne pas reproduire quelque chose qui avait déjà été fait dans d’autres films, Liebesman et son équipe de dessinateur et de techniciens de postproduction ont fait un travail remarquable. Particulièrement les vaisseaux aliens, crédibles, novateurs et effrayants… de véritables armes de guerre qui ont laissé au placard leur super rayon destructeur à protons trop facile à dégainer. Car l'envahisseur en prend aussi pour son compte, dur à cuire mais pas immortel.

Un petit mot sur la façon dont le réalisateur a obtenu le job. Pour convaincre les studios de la valeur de son projet, Jonathan Liebesman a débarqué avec 5 valises pleines de photos, d'illustrations, de story-boards, de décors, ainsi que d'un petit film de prévisualisation de près de 12 minutes. Bluffés par le travail et la volonté du cinéaste, les producteurs se sont lancé tête baissé dans l'aventure.

Lt. William Martinez - World Invasion : Battle Los Angeles (Battle Los Angeles)
Lt. William Martinez

Un petit effort a été fait sur la présentation de ce Blu-ray combo (Blu-ray + DVD) : une sur-pochette en relief plutôt sympa. Côté bonus l'éditeur nous propose 7 petits documentaires qui forment sur l'ensemble un gros making of de près d'une heure : "Dans les coulisses de la bataille" (6'44) où comment WORLD INVASION : BATTLE LOS ANGELES se trouve être un film de guerre réaliste du point de vue d'un bataillon de Marines. "Réaliser la bataille" (6'33) explique comment le projet est né. "Des extra-terrestres à Los Angeles" (17'57) s'attarde sur la création unique des aliens du film et de leurs vaisseaux. "La préparation à la bataille – l'entraînement des acteurs" (5'15) décrit les longues scènes de batailles et l'implication des acteurs qui ont fait 99% de leurs cascades. "Le camp d'entrainement" (10'18) les filme justement pendant les 3 semaines d'entrainement qu'ils ont suivies pour devenir de vrais marines. "Créer Los Angeles : les décors et effets visuels" (5'46) explique comment le film a été tourné en Louisiane tout en simulant les quartiers de Santa Monica. "La bataille sur l'autoroute" (5'18) revient sur le tournage de l'un des engagements les plus importants du film.

12 août 2011