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dvd : Doomsday

Date de sortie : 22 octobre 2008

Doomsday

Film

Support

Bonus

Acteurs : Caryn Peterson, Adeola Ariyo, Emma Cleasby, Christine Tomlinson, Vernon Willemse

Réalisateur : Neil Marshall

Langues : Français (5.1 DD), Anglais (5.1 DD)

Sous-titres : Français

Zone : Zone 2

Format image : 2.35 - 16/9 compatible 4/3

Nombre de disques : 1

Editeur : Warner Home Entertainment

Date de sortie : 22 octobre 2008

Durée : 113 minutes

Disponible en DVD, Blu-ray

L'histoire

"Comme toute épidémie passée, la perte d'un si grand nombre de vie fut le fait d'un organisme microscopique. C'est dans la nature humaine de vouloir se réfugier tant bien que mal dans la raison ou la logique quand il s'agit d'éléments aussi catastrophiques. Mais un virus ne choisit ni l'heure ni le lieu. Il n'éprouve ni haine ni compassion. Il se contente de surgir…" (extrait du monologue d'introduction au film)

Avril 2008. Un virus mortel frappe l'Ecosse. Pour empêcher la propagation de l'épidémie, le gouvernement anglais construit un mur infranchissable, condamnant les rares survivants à rester isolés. Trente ans plus tard, lorsque le virus réapparaît au cœur de Londres, un commando de choc est envoyé en Ecosse parmi les survivants. Leur mission : trouver un vaccin. Leur défi : survivre dans un pays ravagé par une sanguinaire guerre des gangs…

Eden Sinclair et Bill Nelson - Doomsday
Eden Sinclair et Bill Nelson

Le petit mot du Doc

Après une très belle introduction qui rappelle résolument celle de NEW YORK 1997 (1981), préliminaire à la mise en quarantaine de la mégalopole américaine, nous voici rapidement plongé au cœur de l'action. Ici aucun cas n'est fait de la source du virus ; pas de pourquoi ni de comment. Neil Marshall, réalisateur donné parmi les dix plus prometteurs par le magazine américain "Variety", s'attache plutôt à dépeindre une société prise de terreur et à imaginer le futur d'un peuple qui a du muter pour survivre.

Après un revival du loup-garou dans DOG SOLDIERS (2002) et un effrayant THE DESCENT (2005), Marshall signe son projet le plus ambitieux à ce jour, mêlant séquences d’actions spectaculaires, intrigue futuriste et décors apocalyptiques. Il ne cache pas la couleur : DOOMSDAY s’inspire d’oeuvres marquantes du genre des années 1970-80, rendant un véritable hommage à John Carpenter et à son NEW YORK 1997, ainsi qu’à George Miller et à sa série des "Mad Max". Mais pas seulement : il lorgne également sur des œuvres plus récentes telles les Resident Evil et autres 28 jours/semaines plus tard. Mais ne nous y trompons pas, bien qu’inspiré par ces grands metteurs en scène, Marshall ajoute une très belle touche personnelle à un film résolument contemporain et parvient à réussir l'incroyable tour de magie de faire de ce film une réussite sans tomber sous le coup du réchauffé et du banal plagiat.

Eden Sinclair - Doomsday
Eden Sinclair
Sol le sanguinaire chef de gang - Doomsday
Sol le sanguinaire chef de gang

A l’origine, Marshall imaginait un guerrier issu d’un monde ultramoderne qui affrontait un chevalier en armure dans un paysage post-apocalyptique. La construction de l'histoire et d'un tel scénario bâti autour de cette vision n'a pas été simple à intégrer sans utiliser la notion de voyage dans le temps. Mais Neil Marshall, également responsable de l'écriture, était bien décidé à trouver la solution. A l'instar de NEW YORK 1997, celle-ci devait passer par la mise en quarantaine d'une partie de territoire… ici l'Ecosse toute entière à la frontière de laquelle serait construit un immense mur imperméable à toute évasion, mur calqué sur le mur d'Hadrien, cette fortification construite à partir de 122 par les Romains sur toute la largeur de l'Angleterre pour protéger le Sud de l'île. En cause : un virus (la "Faucheuse") dévastateur qui s'est répandu dans le pays. Conséquence directe, trente ans plus tard, les populations survivantes livrées à elles-mêmes ont régressé vers une nouvelle société barbare, moyenâgeuse. Et inspiré par MAD MAX 2 (1981), ce sont de sanguinaires punks qui y édictent maintenant leurs tyranniques lois. Tel le Snake Plissken de Carpenter, une femme, Eden Sinclair, osera y pénétrer afin d'en rapporter un éventuel vaccin nécessaire au salut de l'humanité.

Une mission : retrouver Kane - Doomsday
Une mission : retrouver Kane

Avec DOOMSDAY, Neil Marshall nous permet d'assister à la naissance d'une nouvelle héroïne musclée qui rivalise sans conteste avec une Alice de la série des Resident Evil. Et telle l'escouade menée par Sigourney Weaver dans ALIEN 2, Sinclair - rôle confié à la comédienne anglaise Rhona Mitra - s'enfonce dans les profondeurs de l'inconnu avec un petit groupe de militaires et de scientifiques armés jusqu'aux dents. Le film proposant une fin ouverte, souhaitons rapidement retrouver la belle Eden Sinclair pour une éventuelle suite de ce qui devrait rester comme LE film marquant le re-nouveau du road movie post-apocalyptique.

L'action omniprésente est efficacement soutenue par une bande originale musclée qui martèle une thématique aux intonations bondiennes et accrocheuses à la manière de la B.O. de 28 SEMAINES PLUS TARD ; une musique faisant même appels à quelques grands titres du rock contemporain.

Course poursuite - Doomsday
Course poursuite

L'édition simple DVD testée propose la version longue et non censurée du film, soit 8 minutes de plus. Elle est de bonne facture et met justement bien en avant la bande son du film. Côté bonus, cette galette nous propose un making of sous forme de trois reportages : 1– Making of des effets spéciaux, 2- Arme, gadgets et véhicules (sans doute le plus intéressant des trois), 3- Autopsie d'une catastrophe. A cela l'éditeur a ajouté quelques bandes-annonces de ses prochains titres à venir. Regrettons qu'il n'ai pas eu la bonne idée d'y faire figurer celle du film, ce qui aurait pu convenablement clore cette série de bonus… Tant pis, vous la retrouverez quand même sur SCIFI-MOVIES.

22 octobre 2008