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Extrême cinéma - 14ème édition

14ème édition du Festival Extrême Cinéma à la cinémathèque de Toulouse
du 13 au 17 novembre.

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Du 13 au 17 novembre 2012, la Cinémathèque de Toulouse organise la 14e édition de son festival EXTRÊME CINÉMA. Extrême depuis 14 ans, le festival s'attache à montrer précisément ce à quoi nous nous attendons le moins, refuse de ranger les films dans les cases confortables et rassurantes de l'histoire officielle du cinéma, aiguise sans relâche la curiosité du spectateur en déclinant le monde sur le mode interrogatif.
Thème de cette 14e édition : ZOOFILMS
Crocs et griffes au dehors, hirsutes de tout poil, la queue en tire-bouchon, voici donc débarquer les Zoofilms. Des films avec des animaux dedans. Des films dont la matière première est animale. Que les animaux en soient le sujet, les personnages principaux, ou partie prenante de l’intrigue. Avec en filigrane bien sûr, l’homme. L’homme et l’animal, la bestialité. L’homme confronté à l’animalité.

Le lieu commun en la matière, pour être intelligent, veut que l’on s’interroge sur la part animale de l’homme, que l’on joue au funambule sur la frontière ténue qui sépare l’homme de l’animal. Avouons-le, nous avons franchi cette frontière et basculé du côté de l’animal. Nous sommes des primates. Nous sommes des cochons. Nous sommes des chiens. À vouloir jouer les Montesquieu, à chercher les lettres cinématographiques d’un chat persan de celluloïd pour révéler l’animal derrière l’homme – à moins que ce ne soit l’inverse – nous avons réveillé la bête. Nous avons perdu la raison et répondu à l’instinct. Les Zoofilms ont accouru comme la savane au cri de Tarzan. Et ils nous ont laissés stupéfaits comme lorsqu’enfants nous regardions Manimal se transformer. Il n’était plus question de s’interroger, il était question de se laisser apprivoiser par des films mutants, des films en mutation.

Les Zoofilms se sont rassemblés en une basse-cour des miracles. Coincés entre grandeur et décadence, plus proches du mi-homme mi-animal que du Human vs Animal, ils nous dévoilent pudiquement une anatomie hybride, imparfaite, échappant aux bestiaires de tout poil. Ils sont le résultat de croisements. Des films d’horreur qui n’en sont plus tout à fait, des documentaires qui n’en sont plus du tout, des comédies devenues pornographiques, quand elles ne font simplement plus rire pour les bonnes raisons. Des films anciens et toujours modernes. Des films modernes mais qui semblent sortis d’un autre temps. Des films hors du temps et des films oubliés par le temps. De grandes réussites et de gros ratages.

Ils sont mal dégrossis, mal peignés. Ils sont sales et magnifiques, savants autant que bêtes. Les Zoofilms viennent faire leur cirque.

Extrême Cinéma

La cinémathèque de Toulouse c'est 69 rue du Taur, 31000 Toulouse (05 62 30 30 15). Pour accéder au site extême cinéma, c'est par là !

LA PROGRAMMATION

  • Baxter de Jérôme Boivin (1989. France. 82 min.)
  • Bêtes de scène de Christopher Guest (Best in Show, 2000. États-Unis. 90 min.)
  • Cochon qui s'en dédit de Jean-Louis Le Tacon (1979. France. 37 min.)
  • La Compagnie des loups de Neil Jordan (The Company of Wolves, 1984. Grande-Bretagne. 95 min.)
  • Cujo de Lewis Teague (1983. États-Unis. 95 min.)
  • La Féline de Jacques Tourneur (Cat People, 1942. États-Unis. 71 min.)
  • Francis la mule qui parle de Arthur Lubin (Francis the Talking Mule, 1950. États-Unis. 91 min.)
  • Grizzly Man de Werner Herzog (2005. États-Unis. 103 min.)
  • HOWARD, UNE NOUVELLE RACE DE HÉROS (Howard the Duck de Willard Huyck, 1986. États-Unis. 110 min.)
  • Hurlements de Joe Dante (The Howling, 1980. États-Unis. 90 min.)
  • L'ÏLE DU DOCTEUR MOREAU de John Frankenheimer (The Island of Dr. Moreau, 1996. États-Unis. 95 min.)
  • KING KONG de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack (1933. États-Unis. 100 min.)
  • Koko le gorille qui parle de Barbet Schroeder (1978. France. 85 min.)
  • KONGA de John Lemont (1961. Grande-Bretagne. 90 min.)
  • Link de Richard Franklin (1985. Grande-Bretagne. 116 min.)
  • LA MOUCHE de David Cronenberg (The Fly, 1986. États-Unis. 96 min.)
  • Le Sang des bêtes de Georges Franju (1949. France. 20 min.)
  • Les Vampires du Dr Dracula de Enrique Lopez Eguiluz (La Marca del hombre lobo, 1968. Espagne. 88 min.)
  • Vase de noces de Thierry Zéno (1975. Belgique. 80 min.)
  • Willard de Glenn Morgan (2003. États-Unis. 100 min.)
  • The Woman de Lucky McKee (2011. États-Unis. 101 min.)

OUVERTURE / CINE-CONCERT

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SATAN (The Penalty) - accompagné par Va Rog Domnule
Wallace Worsley - 1920. États-Unis. 90 min. Noir & blanc. 35 mm. Muet. Intertitres anglais.
Copie George Eastman House, Rochester, avec le soutien du National Endowment for the Arts and the National Film Preservation Foundation.
Avec Lon Chaney, Doris Pawn, Charles Clary, Jim Mason, Ethel Grey Terry
Enfant, Blizzard s’est vu amputer de ses deux jambes par un médecin incompétent. Raccourci aux genoux et juché sur des béquilles, il est aujourd’hui le puissant chef de la pègre de San Francisco et voue une haine incompressible à l’espèce humaine. Tout le monde le craint. Sauf une jeune fille qui l’a retenu comme modèle pour sculpter un buste de Satan. Une jeune fille qui n’est autre que celle du médecin qui lui a coupé les jambes… Le premier grand rôle d’estropié de Lon Chaney, à une époque où il ne suffisait pas d’enfiler des collants bleus pour donner l’illusion de l’amputation. Tout simplement impressionnant.

LES INVITES

  • Frédéric Grousset (réalisateur)
  • Lucile Hadzihalilovic (productrice, réalisatrice)
  • Marija Nielsen (écrivain, scénariste)
  • Thierry Zéno (réalisateur)

LES SÉANCES SPÉCIALES

  • La Bouche de Jean-Pierre de Lucile Hadzihalilovic (1996. France. 52 min.)
  • Innocence de Lucile Hadzihalilovic (2004. France. 122 min.)
  • The Oregonian de Calvin Reeder (2011. États-Unis. 81 min.)

CLOTURE / LA NUIT EN ZOORAMA

Et si jamais des rats mutants croisaient la route des vampires de l'espace. Et si, par le plus grands des hasards, des extra terrestres belliqueux croisaient le fer avec un serial killer tout ce qu'il y de plus terrien. Et si... Et si notre détective favori Coke Ennyday enquêtait sur la dure réalité de la syphilis sous le regard bienveillant du kangourou atomique. Le résultat serait très probablement une nuit de clôture épique et invraisemblable, une inoubliable superproduction en ZooRama avec des longs et des courts métrages très biens, des bandes-annonces très chouettes et un bien curieux ciné-concert de clôture. Sans oublier café et croissants au petit matin.