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(Dark City)
Un film réalisé par Alex Proyas
1998 - 100 minutes - Couleur - Dolby Digital - 2.35

Nombre de critiques : 9
Total des points : 134
Moyenne obtenue : 14.89/20
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19 juillet 2010
un des 20 meilleurs films de SF!C'est la réunion de genres qui n'existaient pas. C'est la réflexion sur milles et un sujet de philosophie...C'est enfin un vrai film avec des plans, une ambiance et une lumière et un suspens magnifiques!
22 avril 2006
J'ai toujours été sensible aux univers mélancoliques comme celui de Dark City (celui de Blade Runner est également incroyable) : une nuit interminable, des ruelles vides, un restaurant à l'éclairage pâle, les couloirs sombres et étroits d'un hôtel... Tout baigne ici dans un esthétisme somptueux, une époque inconnue, mais un look retro avec pardessus, chapeaux et Betty Boop au cabaret (superbe Jennifer Connelly). L'histoire est vraiment touchante, cette quête de Shell Beach, ce truc que l'on cherche tous, cet idéal inaccessible. Bref, ce film m'a marqué.
31 mars 2005
Dark City est un film de SF très correct. Il est difficile de raconter l'histoire où plutôt d'évoquer le thème du film tout simplement par c'est là que réside tout l'intérêt, on se laisse un peu porter par ce que découvre le héros, et on essaie d'imaginer la cause des évènements étranges auxquels on assiste. La ville est une idée originale et assez bien rendue, dans un mélange d'époques, et les transformations sont étonnantes. Sur la fin du film, je trouve que les effets numériques sont assez mal utilisés, les scènes de combats un peu ridicules avec les boules d'énergie, les sortes de cris à la rambo (il m'a semblé), mais permettent de voir de nouveaux angles de la ville et de ses transformations. Les acteurs jouent assez bien, Kiefer Sutherland (expérience interdite) notamment.
La fin est un peu précipitée et nous laisse un peu sur notre faim, on aurait aimé quelque chose d'un peu plus profond, ou poussé, ou à un autre niveau....bien qu'à ce stade les effets "boules d'énergie" nous ont déjà ôté toute illusion de fin grandiose.Mais j'ai vu ce film 2 fois avec plaisir. Alors je le conseille si vous ne l'avez pas encore "osé".
20 novembre 2003
Bon d’accord ça aurait mérité un scénar plus trapu, n'empêche que le concept (même inspiré) est génial. La photographie et les décors sont superbes, on flotte dans le temps sans savoir dire en quelle année on se situe. La relative froideur et raideur de la réalisation donnent un style particulier propre à ce film et colle à la personnalité des "étrangers".
21 février 2003
J'ai vraiment aimé ce film quand il est sorti et fut vraiment surpris de le voir tomber aussi vite dans les oubliettes.
Certes les références a d'autres oeuvres, livresques ou cinématographiques ne manque pas, mais on peut en dire autant de tout les blockbuster de SF qualifies de novateur (Matrix, Starwars .. ).
Il est vrai que ça manque un peu de suspens pour la fin qui tombe un peu à plat, en fait, on s'y attend tellement, que l'on sort un peu déçu, mais le reste de l'univers posé par le film, cette impression de claustrophobie qui en ressort, un peu comme dans "Cube". Puis le début façon film noir policier qui dérive dans l'univers des "étrangers", fait qu'on rentre dans l'histoire sans forcer. Pour moi ce film est une petite perle... a voir.
19 mars 2002
J'ai beaucoup aimé ce film qui n'est pas sans faire penser au thème principal de Philip K. Dick, et à Matrix (qui est cependant d'un genre plus musclé). L'idée qui me semble centrale, ce n'est pas tant celle d'extra-terrestres qui cherchent à comprendre le fonctionnement des êtres humains, mais bien l'idée de manipulation de toute la population de Dark City, l'impossibilité de découvrir derrière l'apparence de la réalité un trucage gigantesque, un monde en perpétuelle reconstruction. Oui, j'ai tout de suite pensé à Philip K. Dick et à Matrix. Comme dans Matrix, il y a au moins un individu qui sort du lot et qui va renverser la situation (normal, le film doit bien se terminer, le héros doit gagner). L'ambiance est dérourante car la fiction met en scène une époque qui n'est pas futuriste, un peu comme dans Delicatessen. Nous ne savons pas très bien à quelle époque nous sommes. Du reste le temps n'a pas d'importance, et même pas de réalité. Un peu comme dans Pellucidar de Edgar Rice Burrough où le soleil permanent nie jusqu'à l'existence du temps en supprimant l'alternance nuit/jour, à Dark City c'est le même principe, la nuit permanente a le même effet. Le temps, la mémoire et le trucage, ce sont les thèmes centraux à mon sens. La mémoire est-elle objective ? Comme dans Blade Runner les souvenirs peuvent être complètement factices. Qu'importe la méthode, c'est l'idée qui est intéressante. Que le trucage de la mémoire soit effectué par voie chimique ou autre n'a aucune importance, ou alors on ne fait plus que de la Hard Science Fiction, où tout doit être scientifiquement cohérent (par rapport à quoi ? A nos connaissances au jour j ?). C'est donc à mon sens un excellent film de SF.
06 janvier 2001
Le concept est plutôt pas mal, à savoir un gigantesque tube à essais remplis d'humain qui servent de cobayes pour faire évoluer une civilisation extra-terrestre apathiques. Il y a d'ailleurs de bons détails (comme le distributeur d'objets, ou les scènes de morphing de la ville qui sont très belles) et l'ambience est assez travaillée. Mais c'est vrai que dans l'ensemble, le film ne décolle pas:
- il y a des stéréotypes visités et revisités du monde de la S.F. (ambiance glocque voire baroque, incomprhéension des personnages, affrontement enrtre humain héros et extra-terrestres sans âmes etc...)
- des incohérences à foison: comment des extra-terrestres techniquement ultra-évolués ne peuvent pas comprendre le fonctionnement biologique de l'homme? c'est à croire que le réalisateur est catholique ou animiste!!!; l'idée que l'âme [concept ridicule ,excusez moi] se transporte en flacons etc...
- Et le plus horipilant, c'est la scène finale, d'un moraliste à faire jouir le pape, cette image finale d'un idéal atteint gâche tout le film et nous fais réaliser que le réalisateur a voulu faire passer un message du style: "la technologie ne peut rien contre la beauté de l'âme" ou "l'homme est incompréhensible" (cf alexandre); c'est à se taper son magnétoscope sur la tête.
Bref des regrets, surtout que le film débute bien, et que les plans de morphing et de permutations de vie des humains sont très très impressionnantes... [j'avais mis 11 mais à me relire je mets 09/20]
05 décembre 2000
Ce film est un critique à la perfection l' idéal repésenté par les "étrangers". ils sont malades tout simplement car ils ne ressentent rien, ils sont trop rationnels et sont donc voués à mourir. Ils ont tenté de comprendre ce qu'est la race humaine mais cela est inutile. Ils ne savent pas ce qu'est l'amour, la haine, la folie, l'avarice, la jalousie etc... Ils peuvent définir les termes mais ne peuvent pas ressentir ces termes. Or la vie consiste à ressentir des choses et à être irrationnel. Alors les gars soyez fiers de perdre vos clef c'est un acte irrationnel et dites vous que personne n'est parfait car sinon il ne serait en vie. Et allez au contact de la vie c'est là ou vous vous sentirez vivre.
15 novembre 1999 --- Attention spoiler ---
Regrets éternels. Dark City se laisse voir sans déplaisir, mais sans passion. Il s’en dégage une impression de déjà-vu, d’être face à une compilation alléchante de plein de bonnes choses, mais sans personnalité. Pourtant, Alex Proyas est l’homme de The Crow, un film plein d’une tendresse douloureuse, surement pas l’œuvre d’un mercenaire sans ame. A la lecture du dossier de presse, je risque une explication : le scénario original d’Alex Proyas était centré sur l’inspecteur Bumstead. La découverte du complot devait se faire à travers lui, jusqu’à ce qu’il sente sa raison vaciller. Cette version fut jugée trop " cérébrale ", et considérablement travaillée. Recentrée sur John Murdoch, dotée d’intermèdes qui ont pour but de bien faire comprendre au spectateur de quoi il s’agit, la version finale est dénuée de surprise, d’équivoque et de mystère. Regrets éternels, donc. Nous avons failli avoir quelque chose comme le croisement de Seven et Blade Runner, au lieu de quoi nous avons droit à un gentil épisode The Twilight Zone. Vous pouvez contacter les producteurs sur les sites officiels : il faudrait quand meme les remercier de prendre autant soin de notre intellect surmené…
Il n’en reste pas moins une très belle séquence finale, dont la force avive les regrets. Au terme d’un cauchemar poisseux, John Murdoch, privé à jamais d’identité, se tourne vers l’avenir et recrée un monde à son image, où vient prendre place celle qu’il aime. La force du regard créateur.