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2010 l'année du premier contact

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2010 l'année du premier contact

(2010)
3.5 étoiles

Un film réalisé par Peter Hyams
1984 - 116 minutes - Couleur - Stéréo - 2.20
Voir toutes les productions et sorties américaines (Etats-unis)

Les critiques

Nombre de critiques : 17
Total des points : 119
Moyenne obtenue : 7.00/10

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Affiche française du film 2010 l'année du premier contact (2010)
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17 - 8/10 Fog Horn

09 mars 2017

Il fallait oser passer derrière Stanley Kubrik et Peter Hyams a relevé le défi avec brio. Et je dois même dire que je préfère cette suite à 2001 pour son approche moins auteurisante. Si le style de Peter Hyams est plus explicite, il n'en demeure pas moins bougrement efficace en créant une tension palpable, à la fois par son background politique mais aussi par sa description oppressante de l'espace, quitte à tutoyer le genre fantastique (SUNSHINE de Danny Boyle est un peu dans le même esprit). Cette ambiance est aussi appuyée par l'héritage visuel post-ALIEN qui voit les coursives métalliques étroites et lugubres remplacer la propreté clinique du film de Kubrik. Très bon.

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16 - 8/10 Koyolite Tseila

30 mars 2012

2010 L'ANNÉE DU PREMIER CONTACT est la suite directe du célèbre film 2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE. Je le dis franchement : ce second opus réalisé par Peter Hyams n’a clairement pas l’envergure du premier film de Stanley Kubrick. Dans « 2001 », on trouve des questions d’ordres métaphysiques et l’aspect artistique du film joue un grand rôle sur l’impression qu’il laisse. Le film « 2010 » est plus terre à terre et plus conventionnel, l’approche est plus pratique et on nous livre des réponses. Bien que ces deux opus soient très différents, et bien que « 2010 » soit nettement moins populaire que « 2001 », cette suite a pourtant tout pour elle !

Premièrement, elle est basée sur un scénario du Maître Arthur C. Clarke, et fait honneur au livre de l’écrivain. Deuxièmement, on a le plaisir de voir Arthur C. Clarke en personne y faire une très courte apparition (il nourrit les oiseaux assis sur un banc devant la Maison Blanche). Ensuite, un des points forts suivants, c’est que le film présente des scènes réalistes : par exemple, les vaisseaux ne font pas de bruit dans l’espace (ce qui est rare à la TV et qui mérite d’être souligné), il n’y a pas d’effets spéciaux à gogo, et le jeu des acteurs est crédible.

Il y a du suspens et de l'action. Bref, l’accent est mis sur la qualité du scénario, et non sur le fait de vouloir en mettre plein la vue (tout le contraire de George Lucas).

Et pour terminer, cette œuvre, bien que moralisatrice, délivre un message que je trouve des plus sympas. La fin est tout simplement sublime, et positive aussi. Elle ouvre sur des possibilités dont on n’oserait rêver…

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15 - 7/10 Yom

23 février 2012

J'ai moi également préféré cet opus au précédent.
Plus accessible, plus "science-fiction" et moins "poésie abstraite", et le final m'a vraiment marqué à l'époque, et j'avais trouvé l'idée super intéressante ! :-)

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14 - 6/10 Chris

23 février 2012

Personnellement j’ai trouvé (étonnement d'ailleurs, mais ce n’est que mon avis !) ce film bien meilleur que le premier opus, qui, si il est l’un des chefs d’œuvre de la Science-fiction, n’en est pas le mien ! Ce deuxième film sur le second livre d’Arthur Clarke sur cette saga explique bien mieux ce qui arrive sur Europe et l’esprit de la matière. Bon, les épreuves endurées par les équipages des deux blocs (en pleine guerre froide, l’espoir existait !) n’est pas plus exaltant que çà mais c’est une fable correcte où les livres de la saga m'ont plus ennuyé qu’autre chose (LA SENTINELLE seul celui là est bien, 2001, 2010 ODYSSEE DEUX, 2061 ODYSSEE TROIS, 3061 L’ODYSSEE FINALE) en tous cas pas le Space-opéra du niveau de DUNE (livres surtout), de STAR TREK (films et séries) où bien STAR WARS (le top) !

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13 - 8/10 Sans nom

08 août 2009

Ce film n'en déplaise aux aficionados de Stanley Kubrick à tout à fait sa place comme suite de 2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE. 100 fois plus crédible que les suites rocambolesques des ALIEN - LE 8ÈME PASSAGER.
Marre des discours d'universitaire, je voulais juste dire que j'ai beaucoup apprécié ce film et que sa découverte fut une très bonne surprise pour moi. Il laisse libre cours à notre imagination sans avoir besoin d'effets spéciaux dignes de jeux vidéo.
Pourtant, il y a le spectre d'un vaisseau fantôme habité par une intelligence artificielle, un voyage dans l'univers, une remise en question de la perception et des connaissances de l'homme, un conflit planétaire et puis les acteurs sont bons, la musique et les points de vue sont somptueux etc.
Une seule comparaison :
2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE à une esthétique année70 me rappelant toujours la dérision et la manière de filmer de Jaques Tati.
2010 à une esthétique année 80 mais reste étonnement minimaliste.
Rien ne nous empêche de ce projeter dans cette nouvelle odyssée dont le décors planté brillamment par Stanley Kubrick à su être développé avec respect par Peter Hyams.
Et je pèse mes mots car Peter Hyams a tout de même réalisé en 1994 TIMECOP avec Jean-Claude Van Damme ! ;) Alors bon visionnement !

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12 - 6/10 Sy Phy

22 décembre 2007

Voilà le type même de suite qui me fait peur, d'habitude. Eh bien... sans valoir 2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE, "2010" est bien mieux que je le craignais. Sobre, sans esbroufe inutile, peut-être juste un peu bavard par instants pour combler la pellicule mais ça tient la route et capte l'intérêt. Cette fois, le "héros" non-humain n'est pas HAL bien qu'il soit bien présent mais la planète Jupiter, somptueusement recréée qui plus est.

La philosophie ésotérique est atténuée au profit d'une aventure plus humaine avec le soutien d'acteurs de grande classe comme Roy Scheider, John Lightgow et une surprenante composition d'Helen Mirren en chef de vaisseau soviétique (ceci dit, elle peut absolument tout jouer). A la quête du mystère monolithique se colle un message humaniste et pacifiste, les USA et l'URSS à deux doigts de s'envoyer des missiles. C'est un peu naïf mais reflète le climat de l'époque Reagan-Gorbatchev.

Peter Hyams est plus un bon artisan qu'un artiste mais il avait signé auparavant deux bons films de SF, CAPRICORNE ONE et OUTLAND, eux aussi plus axés sur les rapports humains que sur la technologie et les effets spéciaux (après, si on excepte l'efficace RELIC, sa carrière ne fera que chuter pour sombrer dans les vandammeries, un massacre d'Alexandre Dumas et l'épouvantable LA FIN DES TEMPS où l'ésotérisme planant des 60's a laissé place à l'ésotérisme flippant millénariste).

On sent à plusieurs reprises le respect et l'admiration de Hyams pour Kubrick qui par exemple reprend la thématique de l'oeil (une des marques de fabrique du grand Stanley) quand à la fin, Jupiter phagocyté se met à ressembler à un gigantesque oculaire à iris. Je suis moins convaincu par les apparitions de Bowman qui refait le coup des âges multiples à chaque changement de champ contre-champ. Déjà dans 2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE, film que je continue de revoir avec un plaisir intact, c'était la partie "voyage dans l'au-delà" qui me branchait le moins et le pauvre Keir Dullea a quand même autant de charisme qu'un ministre giscardien. Le monolithe est lui, toujours aussi bien et encore plus impressionnant vu sa taille.

Les moments forts sont adroitement distillés, comme le flashage-catapulte de la sonde puis du cosmonaute russe envoyés en reconnaissance vers le monolithe. Libre au spectateur d'imaginer qu'ils se sont offert le scenic railway transluminique que vécu Bowman neuf ans plus tôt. La très belle séquence de sortie extravéhiculaire entre les deux vaisseaux fait éprouver le même vertige sidéral que le pauvre John Lightgow en pleine crise de panique. La séquence la plus intense est le passage infernal dans l'atmosphère jupitérienne, le vaisseau transformé en étoile filante incandescente. Une scène plutôt réaliste si je compare avec un documentaire très impressionnant filmé à l'intérieur de la Navette Spatiale en phase de rentrée sur Terre.

HAL réactivé est toujours aussi porté sur les discussions et négociations de bout de gras (aurait-il été programmé par un rabbin et un père jésuite ?) Comme il ne sait pas mentir, il est plus que jamais paranoïaque ce qui nous vaut une intéressante conversation-suspense avec son créateur, le Dr Chandra. Le scénario l'a doté d'une alter ego à distance, SAL. Plus un double qu'une compagne, un peu comme au temps des grands paquebots. Pour faire un jeu de mot informatique à deux dollars, SAL est le "sisterchip" de HAL.

Juste une ou deux pinailles à noter : comment Roy Scheider peut-il à un moment faire jongler un stylo en impesanteur alors qu'ils sont apparemment en gravité artificielle dans le vaisseau ? Et puis une des grandes bourdes classiques du film de voyage spatial : après un sommeil très prolongé, les astronautes ont bien la barbe qui a poussé mais pas leurs cheveux. Quant à la partie de crapahut extravéhiculaire accroché à une corde au moment où le vaisseau met les gaz, elle est totalement irréaliste (et copie - involontairement ? - une des plus célèbres pages de "On a marché sur la lune" d'Hergé quand Tintin va chercher Haddock hors de la fusée). Je n'explique pas non plus la couche de poussière qui couvre le vieux vaisseau américain en orbite autour de Io.(Attention, là je spoile !)
En cherchant la bébête, je dirais aussi que si l'hypothèse où Jupiter (qui est effectivement une étoile ratée, planète gazeuse trop peu massive pour des réactions thermonucléaires) devient un second soleil de notre système est amusante, étant donné sa taille et son éloignement de la Terre, elle n'apparaîtrait pas aussi imposante qu'elle nous est montrée à la fin vue de notre planète. Faites le calcul : Jupiter est 10 fois plus petit que le Soleil et 5 fois plus éloignée que lui. Et puis je ne suis pas convaincu que ce soit une "merveilleuse nouvelle" : deux soleils, c'est cool, ça en jette dans le panorama mais bonjour le dérèglement de l'horloge biologique sur une planète où il ne fera plus jamais nuit...

Beaucoup plus anecdotique mais rigolo : les animaux de compagnie de la famille Floyd sont des dauphins et l'épouse du Dr doit expliquer à leur fils que ce ne sont pas des poissons (un dialoguiste coquin aurait alors pu faire répliquer à Scheider "Les poissons, merci, j'ai déjà donné !")

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11 - 8/10 BlackSmurf

16 décembre 2007

Je l'avais vu il y a longtemps en VHS et en avait pas gardé un souvenir exceptionnel. Et bien en fait je me suis bien régalé cette fois-ci car j'avais tout oublié du film. J'ai lu le livre mais je ne me souvenais plus de l'histoire. Je trouve qu'il n'y a finalement pas tant de films aussi bon que 2010, il faut comprendre que A.C. Clarke est quand même un des meilleurs auteurs qui soient de SF et la série des 2xxx est vraiment exceptionnelle. Bien sûr l'oeuvre de Stanley Kubrick va biaiser de beaucoup la perception finale de 2010. Soit on va trouver qu'il n'arrive pas à la cheville de 2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE soit on va le trouver nettement mieux car on avait rien capté au premier. 2010 est en fait largement plus accessible et plus proche du livre original que ne l'était 2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE de Kubrick. Kubrick est complètement parti dans un délire personnel, et a produit une oeuvre très poétique mais quasi-incompréhensible pour ceux qui n'ont pas lu le livre. En fait le livre de 2001 est très abordable, le film est beaucoup trop elliptique mais je dirais que c'est ce qui fait sa force. Car l'univers est incompréhensible de toute façon, ou du moins encore très mystérieux. Il faut reconnaître que A.C. Clarke ne lève pas non plus tout le mystère concernant les monolithes, à aucun moment il ne produit une explication complète et nous laisse voir ça depuis la perception terrienne, c'est à dire avec certaine circonspection. :)
Revenons au film 2010, une fois qu'on arrête de vouloir le comparer à son aîné, on se trouve face à un très bon film de SF, avec toujours cette orientation "hard science" de haute volée qui tranche avec le "space-opéra". La scène de l'aérofreinage par exemple est bien sympathique, ce sont des petites choses comme ça qui ramène à la réalité par le ressenti. Je trouve qu'on ressent bien les différentes scènes à suspense du film et c'est pour ça que j'aime bien ce film, il est efficace à ce niveau. Il est vrai que ce n'est pas un chef d'oeuvre cinématographique mais le résultat est au dessus de bien des films de SF "spectacle" produits ces dernières années par les américains. Mon seul reproche sera que le réalisateur n'a peut-être pas su rendre plus présente et plus captivante l'énigme d'Europa, car cet aspect contrebalançait bien dans le livre la partie humaine de l'histoire. Hors le film est justement peut-être trop axé sur cette dernière et nous ferait presque manquer la dimension sublimement incroyable de la transformation de Jupiter par ces "E.T" mystérieux.

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10 - 6/10 JP

05 décembre 2007

Plutôt sceptique devant 2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE, il fallait voir la suite. J'ai été très agréablement surpris. Tout a été dit plus haut alors pour faire court en voici les raisons précédemment citées : un scénario moins soporifique (à défaut d'atteindre le niveau intellectuel que certains attribuent à 2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE), de meilleurs effets spéciaux (encore que les précédents étaient louables pour l968), des réponses (quand même.) aux questions du précédent (au moins concernant HAL).
Un film que l'on oubliera ? Peut-être doucement, mais c'est toujours mieux que 2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE dont (j'avais déjà et) je garderai un souvenir de lourdeur, de temps perdu.

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9 - 6/10 motoko

09 août 2006

Je critique ce film par rapport a 2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE et par rapport a lui même voila (soyons organisés ^^)

_EFFETS SPECIAUX meilleurs que dans 2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE avec une planète Jupiter plus vraie que nature qui est un personnage charismatique du film mais un bémol du coté du Leotov qui a un coté carton pâte comme certaines maquettes d'autres films tel ALIEN - LE 8ÈME PASSAGER mais je ne sais pas à quoi cela est dû.

_REALISATION efficace qui est au service de l'histoire et non pas au service d'une communication intime avec le spectateur (passif ici, Point d'envolée visuelle lyrique qui nous touche dans notre réflexion et dans notre conscience). En d'autre terme on regarde cette aventure plus que l'on ne la vit. Sauf il est vrai certains passages mais sans réelle cohésion entre eux.

_De plus du point de vue ADAPTATION (car ce film est une adaptation et non une parabole, une réflexion personnel ou une appropriation du sujet du livre par le réalisateur), certaines scènes ou personnages n'on pas lieu d'être ou auraient eu le mérite d'exister dans le film.
La femme de Roy et la scène de l'annonce de son départ donne l'impression d'être en trop ou trop courte au choix!On passe de cette annonce justement au réveil dans la navette ! Abrupt, bâclé mais certainement pas talentueux ni dans l'adaptation ni dans la réalisation.

_castings americains avec Roy Schneider des "dents de la mer" et un certain Président de la fondation Phoenix de la série MacGyver, casting que je qualifierai d'efficace sans plus. On retrouve même l'acteur du premier opus mais même lui semble moins inspiré et cela est dû a mon avis au scénario

_On y vient au SCENARIO justement a trop en dire on dit n'importe quoi et l'on ne s'axe pas sur l'essentiel. Je m'explique… Tout d abord on détruit le coté mystérieux et métaphysique de 2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE en ... brisant le mystère justement et en apportant des réponses pas brillantes (selon moi). Ici HAL n'était pas le problème, il a juste été manipulé par les méchants politiciens; Il suffit de lui dire la vérité et il sera votre meilleur ami !! Le monolithe construit des étoiles et est la maison de notre ancien cosmonaute doué du don d'ubiquité et d'un extra-terrestre taupe vivant terrée dans Europe et voulant vivre tel un ermite seul sinon il vous tue ou vous bombarde de salves électromagnétiques sympa ! Bref toute la réflexion intime de 2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE se trouve brisée et en plus est absente de cette séquelle. Donc point de concept ou de recherches personnelles philosophiques mais des faits... Ensuite placer le cadre de l'action en 2010 c'est cool mais voir des ordinateurs à 3 couleurs, des terriens habillés mode années 80, un contexte de guerre froide, Roy Schneider la star américaine qui fait exploser un requin et de nombreuses références au projet militaire "starwars" des usa (les satellites laser destructeurs de missiles) voila qui calme un peu mais bon ce n'est pas si grave.
Ensuite vouloir apporter une réflexion sur l'identité terrienne et humaine c'est bien... mais prendre le contexte guerre froide pour y arriver cela ne fait que nous placer en dehors de ce questionnement. Bref 2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE c'est intemporel même avec ces ultra design 70 (kitsch) et sa technologie retro et 2010 c'est années 80 powwaaaa ou année 80 représente comme vous voulez.

Enfin du point de vue de la fin..."quelque chose de merveilleux va arriver !!" dit notre fantôme astronaute. Et oui, créer un 2eme soleil en plein système solaire cela revient a chambouler les loi de la gravitation de ce même système provoquant la sortie des orbites de certaines planètes, changement de saison, collision voir même fusion des 2 soleils bref c'est l'apocalypse et tout le monde va crever mais non !! on arrête la guéguerre, on regarde par la fenêtre on met la main sur le cœur... en pensant a la beauté du monde de demain ! (si l'écrivain a pensé a tout dans le troisième opus ou autre je m'excuse de mon ignorance ) flagrant délit d'irréalisme ici !

_en CONCLUSION c'est un film honnête de SF qui souffre énormément de la confrontation avec son prédécesseur et qui même le dénature ! Donc a voir longtemps après et surtout pas avant 2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE !

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8 - 8/10 Gizmil

26 décembre 2005

J'ai été agréablement surpris en visionnant "2010", ô combien plus captivant que 2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE. Je crois que le scénario de 2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE était aussi intéressant mais 2010 est beaucoup moins soporifique. Bien sûr, il est clair qu'on a là des films qui s'adressent avant tout à notre conscience, à notre esprit et à notre potentiel d'imagination. Super car c'est justement à ça qu'on devrait toujours porter de l'intérêt dans les films de science-fiction. Par essence, un film de S-F est censé nous apporter des questionnements ou des tentatives de réponses à nos questionnements, pas nous abreuver d'effets spéciaux ou que sais-je encore pour nous retrouver comme des légumes lobotomisés devant nos écrans (d'accord, il y a les films qui détendent l'esprit, etc mais bon, c'est pas une raison pour faire n'importe quoi). Ils sont utiles, les effets spéciaux, l'action, etc mais ils devraient toujours rester au service du scénario et pas l'inverse. Il est pour moi important de conserver cette hiérarchie. Ces éléments doivent servir de moteur au film et par ailleurs, il faut savoir doser ceux-ci. C'est cette idée qu'expriment 2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE et 2010, de véritables films de S-F mais 2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE manquait malheureusement de ces "moteurs". 2010 est déjà un meilleur parti!
Mais parlons du film en lui-même et de son contenu.
Le sujet principal remet en cause l'essence de l'univers et les lois qui le régissent, ou du moins remet en cause ce que l'homme pense savoir sur les lois de l'univers. On aborde aussi le thème des dimensions et de la perception humaine par rapport à celles-ci. Une bonne note encore à Stanley Kubrick qui a pensé à confronter plusieurs "possibles" des formes pensantes qui pourraient composer l'univers. On a l'impression de découvrir soudain que la pensée est un labyrinthe complexe dont la forme ou les voies d'accès peuvent se révéler très différentes d'un être vivant à l'autre. On découvre d'un côté une intelligence artificielle (Hal 9000) de laquelle semblent tout-à-coup surgir des sentiments et de l'autre une forme d'êtres vivants (les monolithes) dont la pensée est opaque, incompréhensible aux hommes que nous sommes puis, au milieu de tout ça, on trouve l'homme à qui l'histoire s'adresse et qui lui aussi possède son propre réseau mental (pour la forme, mentionnons aussi un système sensoriel propre à chaque individu qui insuffle des informations spécifiques à la pensée).
Il est possible d'imaginer beaucoup de choses concernant l'univers, rien n'est clairement établi. L'homme, à une certaine époque de son évolution scientifique, croyait avoir tout découvert, il croyait enfin tout connaître et fermait donc les yeux sur beaucoup de chose. Aujourd'hui, la science n'est sans doute plus aussi cloisonnée qu'autrefois mais quoiqu'il en soit, Kubrick, à l'époque où il a écrit ses livres, avait envie de remettre en cause les connaissances établies!
Bref, si vous êtes un accro à la pensée métaphysique, ce film est pour vous! Les autres sont bien sûr aussi invité à regarder ce film, il en retourneront peut-être l'esprit plus ouvert...